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September 28
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On les attendait, elles sont là !!! Voici les dernières perles de nos assureurs
C'est devenu une tradition : régulièrement, le centre de documentation et d'information de l'assurance publie les bévues les plus amusantes trouvées dans le courrier des assurances.
L'orthographe, le vocabulaire et la grammaire sont d'origine...
Je vous serais obligé de m'adresser le courrier concernant mon accident a un de mes amis M .... car, pour la passagère blessée, ma femme n'est pas au courant, et il vaut mieux pas. Je compte sur votre compréhension pour ne pas déshonorer un honnête père de famille?
Il faut dire à ma décharge que le poteau que j'ai buté était caché par l'invisibilité du brouillard.
Ma voiture gênant la circulation, un portugais m'a aidé à la mettre sur le trottoir, ainsi que ma femme qui rentrait de son travail.
Je désire que ma voiture soit utilisable accidentellement par mes enfants majeurs considérés comme novices.
En qualité du plus mauvais client de votre agence (neuf accrochages en 1 an), je vous demande d'avoir le plaisir de résilier mon assurance auto avant la date d'échéance.
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J'ai été victime d'un accident du travail alors que je faisais la sieste sous un pommier.
J'ai été blessé par une dent de râteau qui m'est tombée sur le pied. La dent était accompagnée du râteau.
L'accident est survenu alors que je changeais de fille.
J'ai bien reçu la fiche de mon épouse, je ne manquerai pas de vous renvoyer cette dernière dûment remplie par mes soins.
Je suivais la voiture qui me précédait qui après que je l'ai dépassé m'a suivie, c'est alors qu'elle m'a choquée en plein derrière et m'a forcé par la choquer moi aussi le derrière de celle qui était devant.
Il me semble que ma petite affaire va bouger au printemps, ce dont je serais heureux.
Circonstances de l'accident : est passé à travers une porte vitrée lors de l'opération "portes ouvertes" de l'entreprise.
En avançant, j'ai cassé le feu arrière de la voiture qui me précédait. J'ai donc reculé, mais en reculant j'ai cabossé le pare-chocs de la voiture qui me suivait.
C'est alors que je suis sorti pour remplir les constats, mais en sortant j'ai renversé un cycliste avec ma portière. C'est tout ce que j'ai à déclarer aujourd'hui.
J'ai heurté une voiture en stationnement et je me suis bien gardé de me faire connaître auprès de l'automobiliste. J'espère que vous serez content et que vous pouvez faire un petit geste en m'accordant un bonus supplémentaire.
Je vous demanderais de ne tenir aucun compte du constat amiable. Vous comprendrez en effet que je fus brusquement pris d'une émotion subite : arrière défoncé, présence de la police, choc psychologique, tout concourrait à ce que je mette des croix au hasard.
Vous savez que mon taxi est transformé en corbillard et que je n'y transporte que des morts. Mes clients ne risquant plus rien, est-il bien nécessaire que vous me fassiez payer une prime pour le cas ou ils seraient victimes d'un accident?
Depuis ma chute, je ne peux plus me déplacer. Veuillez m'indiquer la marche à suivre.
Vous me dites que d'après le Code Civil, je suis responsable des bêtises de mes enfants. Si c'est vrai, les personnes qui ont écrit cela ne doivent pas avoir, comme moi, neuf enfants à surveiller.
J'ai heurté brutalement l'arrière de la voiture qui me précédait. Mais grâce à mon casque, ma blessure au poignet est sans gravité?
Chacun des conducteurs conduisait sa voiture.
Vous m'écrivez que le vol n'existe pas entre époux. On voit que vous ne connaissez pas ma femme.
Le camion s'est sauvé précipitamment sans montrer ses papiers.
Je suis étonné que vous me refusiez de payer cet accident sous prétexte que je ne portais pas mes lunettes comme indiqué sur mon permis. Je vous assure que ce n'est pas ma faute si j'ai renversé ce cycliste : je ne l'avais pas vu.
Je vous témoigne mon grand mécontentement vous mettez tellement de temps à me rembourser mes accidents que c'est toujours avec celui d'avant que je paye les dégâts de celui d'après, alors n'est-ce pas que ce n'est pas sérieux de votre part.
Le cycliste zigzaguait sur la route, tantôt à gauche, tantôt à droite, avant que je puisse le télescoper.
Ne pouvant plus travailler à la suite de mon accident, j'ai du vendre mon commerce et devenir fonctionnaire.
En repoussant un chien tenu en laisse par son maître, je me suis fait mordre par ce dernier.
Puisque vous me demandez un témoignage précis, je vous dirai qu'a mon avis c'est le monsieur qui a tort, puisque la dame a raison.
J'ai tapé un trottoir en glissant sur une plaque de verglas et j'ai cassée ma gente et mon bras gauche.
Vous me dites que Mlle X réclame des dommages-intérêts sous prétexte qu'elle a été légèrement défigurée après l'accident. Sans être mauvaise langue, il faut bien avouer que même avant l'accident, cette malheureuse n'avait jamais éveillé la jalousie de ses concitoyennes.
Malgré ma fracture au poignet, j'ai pris mon courage a deux mains.
Je ne suis pas responsable du refus de priorité puisque je n'avais pas vu venir la voiture, vous pensez bien que si je l'avais vue je me serais arrêté.
Depuis son accident, ma femme est encore pire qu'avant. J'espère que vous en tiendrez
compte.
Ils m'ont trouvé 2,10 grammes d'alcool dans le sang et ils vont me condamner. Sur 6 à 8 litres de sang qu'on a dans le corps vous avouerez que c'est pas tellement (personnellement j'aurais cru que j'en aurais eu plus).
A votre avis, est-il préférable d'acheter un chien méchant qui risquera de mordre les gens mais protégera votre maison contre les voleurs ou de garder mon vieux toutou. Je vous pose la question parce que de toutes façons c'est vous qui paierez les pots cassés, soit en indemnisant les blessés, soit en remboursant les objets volés.
Je ne suis pas du tout d'accord sur le montant que vous m'allouez pour les bijoux. Ca ne représente même pas la somme des deux choses de mon fils, dont je vous ai envoyé les photos.
Je vous ai fait remarquer que ce croisement est très dangereux vu qu'il y a deux routes qui se coupent juste à cette place là.
Je n'avais pas vu la voiture arriver et quand je l'ai vue je n'ai plus rien vu.
Pour les blessures de ma femme je vous envoie ci-joint le certificat que j'ai pu arriver à avoir par mon docteur. Je les mets donc sous réserves en attendant que vous m'écriviez combien elles peuvent me rapporter environ.
Je débouchais d'un chemin à une vitesse approximative de 100 et voilà que je heurte un arbre. L'arbre m'a injecté de ma voiture alors que la voiture a continué toute seule avec la jeune fille que j'étais sorti avec.
Et une des meilleures lettres jamais reçues par une compagnie d'assurances :
Je rentrai dans ma cariol sur la route de Gray. j'avais bu a cause de la chaleur deux blanc cassice a l'onseice. J'ai donc eu besoin de satisfaire une grande envie d'urine. Jé arraité la voiture sur le baur de la route prais d'un ta de pierres et de materiau rapport aux travois eczécuté mintenant pour l'élaictricitai.
Jé commencé a uriné et en fesan ce besoin, jé en maniaire d'amuzement dirigai mon jai en zigue saque a l'entours. Alors mon jai a rencontrai un bou de fille électrique qui etait par terre au lieu d'etre accroché au poto. Une grosse étincelle a soté sur moi et un grand coup m'a raipondu dans le fondement et des les partis que lotre medecin y appelle tete y cul. Je me suis évanouillé et quand je sui revenu dans la connaissance, jé vu que ma chemise et mon pantalon été tout brulé a la braguette. Je sui assuré par votre maison et je voufrai etre un demnisé. Jé droit a ce Con m'a dit et je vous demande votre opinion. Mais dommage son de 93 francs o plus juste. Depuis le sinistre, jé les burnes toutes noires et ratatinés. ma verge est tuméfié, gonfle et violace. Le medecin a dit devant du monde qui peut répété : avec les faits nomaines électrics, on ne sait jamais.
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| September 25
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Faut-il être triste pour être Poète ?
Sur la pelouse devant les fenêtres, deux écureuils jouaient à se courir après. Le soleil d’octobre illuminait les arbres d’un éclat tout particulier. La lumière rasante allongeait les ombres et le parc, pourtant soigneusement entretenu pendant tout l’été, se couvrait lentement de son manteau d’automne. Les premières feuilles étaient tombées, et les allées de graviers clairs étaient toute tachetées. De loin, on eut dit la robe d’un dalmatien. Elles étaient... « dalmacinées » ; oui, c’est ça : dalmacinées !
Le menton posé sur la paume de sa main, Djibi sourit à l’idée d’avoir inventé un mot nouveau.
- Monsieur Diak ?
Vous avez entendu Monsieur Diak ?
MONSIEUR DIAK !!!
Quittant ses pensées, Djibi tourna la tête vers son professeur.
- Oui ?
- Redescendez de votre cocotier je vous prie, et revenez parmi nous !
- Nuage.
- Quoi « nuage » ?
- Habituellement, lorsque vous faites ce genre de remarque à l’un de mes camarades, vous dites « nuage » : redescendez de votre « nuage ».
- Me soupçonnez-vous d’être raciste monsieur Diak ?
- Je regardais les écureuils.
- Ça vous change des gnous !
- ...
- Si vous avez terminé, peut-être pourriez-vous prendre note du sujet de la dissertation ?
- ...
- Cecilius a dit : « Lorsqu’il fait son devoir, l’homme peut être un dieu pour l’Homme... »
Bon travail messieurs.
En entrant dans sa petite chambre, Djibi s’installa devant son pupitre, et se repassa mentalement le film de la journée.
Faut-il être écorché pour se mettre à penser ?
Dieu ? Tu parles !
Foutue couleur de peau !
Connerie d’internat, saleté de Collège...
Il prit une feuille blanche, respira profondément et rédigea d’un seul trait :
« Qui sommes-nous ? Où allons-nous ?
Notre vaisseau vogue-t-il vers le néant ?
...
Face à son destin, l’Homme sera-t-il un jour capable de faire les choix nécessaires à sa survie ?
...
Et vous tous qui m’entourez, qui me saoulez de vos grands principes, qui êtes-vous ?
Etes-vous de ceux qui se laissent démolir pour un oui, pour un non ?
Ou plutôt, cherchez-vous le positif en chaque chose ?
Et pour peu que vous le trouviez, savez-vous quoi en faire ?
Vous sentez-vous aspirés par la lumière ?
Etes-vous certains d’être vraiment de ma famille ?
Ou peut-être est-ce moi qui m’évite inconsciemment la honte d’être de la vôtre ?
Tombez-vous plus bas que terre à la moindre critique ?
Vous sentez-vous pousser des ailes, devant une phrase forte, une idée vraie, un regard tendre, un espoir fou, ou un sourire sincère ?
Oui ! Je l’avoue !
Oui, j’en suis fier !
Je suis parfois ému jusqu’aux larmes par l'écho d'une voix, ou quelques notes de musique qui viennent me caresser les oreilles ; il suffit d’un parfum léger pour réveiller ma joie de vivre.
Pourtant, j’ai parfois des coups de blues énormes...
Et vous ?
Etes-vous conscient du pouvoir qui est le vôtre ?
Celui de transformer une sombre journée en une bonne journée ; une bonne journée en une belle journée ?
Simplement parce qu’un détail, un mot lu ou entendu, un oiseau qui chante, un cri ou une odeur vous rappelle quelque chose ou quelqu’un ; dégageant les nuages de votre ciel gris, éclairant vos visages, et suscitant vos émotions...
Moi oui !
Le Bonheur, c’est être conscient de l’importance de chaque seconde partagée. C’est avoir le désir d’assembler toutes ces minuscules secondes pour en faire des heures, des mois, des années...
Pour en faire une vie !
Le Bonheur, c’est d’accepter les autres avec leurs différences.
« L’Homme sera un Dieu pour l’Homme » quand il aura enfin trouvé son salut dans l’Amour et la fraternité.
La richesse, c’est le partage, l’ouverture d’esprit.
Les hommes ne gagneront l’Eternité, qu’après s’être croisés, métissés, multipliés à l’infini, sans aucune restriction ni considération de races, d’origines ou de cultures...
Là, ils s’approcheront enfin de la « lumière divine », celle qui brille au fond de leur âme, et n’est autre que « le meilleur d’eux-mêmes » !
Djibi obtint un dix-huit sur vingt, et en énonçant les points, le professeur cru opportun d’ajouter :
« Un peu d’humanité dans un monde de brutes... Bravo ! »
Faut-il avoir la haine pour écrire des choses vraies ?
En lui rendant sa feuille, monsieur Picard murmura :
« Je constate que vous n'êtes pas bon qu’en gymnastique... »
| | | | | | September 22
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Les voies secrètes de la tendresse
Qui d'entre nous, parents, n'a pas reçu maintes fois cette phrase en plein coeur et qui n'a renoncé alors à l'envie de se justifier? Un jour quand mes enfants seront assez grands pour comprendre, je leur expliquerai... |
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C'est parce que je t'aimais que je te harcelais pour savoir où tu allais, avec qui, et à quelle heure tu rentrerais.
C'est par amour que je t'ai poussé à acheter une bicyclette avec ton propre argent.
Que, sans mot dire, je t'ai laissé découvrir par toi-même que tel ami choisi entre mille, ne valait pas grand-chose.
Que je t'ai obligé à rendre à l'épicier une tablette de chocolat entamée et à te faire avouer que tu l'avais volée.
Que j'ai passé deux heures à te faire ranger ta chambre alors que cette tâche ne m'aurait pris à mois plus d'un quart d'heure.
C'est par amour que je t'ai laissé voir ma colère, ma déception, mon chagrin et mes larmes.
Que je t'ai souvent refusé. ce que disais-tu, toutes les autres mères permettaient.
C'est parce que je t'aimais que je devinais ton mensonge quand tu me racontais qu'à telle soirée, il y aurait des grandes personnes et aussi que je te pardonnais quand mes soupçons se confirmaient.
C'est parce que je t'aimais que je te faisais descendre de mes genoux, que je lâchais ta main, que je restais insensible à tes prières et sourde à tes exigences, je voulais absolument que tu apprennes à te tirer d'affaire sans moi.
C'est par amour que je t'ai accepté tel que tu es sans songer à ce que j'aurais souhaité que tu sois.
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C'est par amour, surtout, que j'ai eu le courage de te dire non, sachant très bien que tu m'en voudrais. Et cela a été plus dur que tout le reste. | | | | | | | | | | |
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© Médicis | September 19
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Le café au lit ? Bizarrement, je préfère le servir plutôt que de me le voir servir.
D’abord, parce qu’il fait froid dehors… que j’ai pu frissonner en poussant les volets, que j’ai eu le temps de crier "Bonjour !" au porteur du journal, le temps de courir au refuge de feuilles mortes, préparé pour le hérisson … Non ! Il ne l’a pas encore investi … Le temps d’évaluer l’épaisseur du nuage qui chapeaute l’église et la tour du château… le temps de soupirer "pourvu qu’aujourd’hui soit selon mon cœur, tout de tendre, de clair… de divin, autant dire !" Et surtout, le temps de humer le brouillard au bec de la cafetière qui embaume, qui soûle.. Je fais griller des tartines.. ..
Quand j’étais enfant, cet instant là coïncidait avec la sortie du bétail dont le souffle aigre embrumait l’abord des talus qui menaient aux pâturagex. Ce souffle-là était presque palpable et m’impressionnait beaucoup. Il restait le long du chemin de l’école, et se mariait à l’écorce de la mandarine que nous égratignions pour le plaisir. Dans les mechtas, des galettes grillaient sur des braises nourries aux bouses de vaches séchées, mais nous respirions la fumée des lentisques qui brûlaient aux foyers.
Dans ma campagne maintenant, les "laitières" sont tenues à l’étable, et broutent l’herbe dans le pré attenant. La ville, trop rapprochée, empêche leur promenade matinale.
Ça ne fait rien ! Un petit veau est né cette nuit. Madame Clavel (mais oui !) ma voisine, m’a raconté que la mère s’était échappée hier soir et avait vêlé toute seule, au pied de la colline. Le petit est tout rond, tout "vigous !" Las ! Las .. C’est le maquignon qui sera content !
Je suis allée au portail. Juste eu le temps de dissuader un matou grand pisseur devant l’Eternel .
Dans la boîte aux lettres, avec le Dauphiné, j’ai trouvé une réclame de "Champion" qui m’apprend que je vais, au spectacle de ses nouveaux rayons, succomber à des affaires en or . Succomber ! Juste ciel ! Juste ce qu’en secret je souhaitais !
C’était pour vous dire combien on se sent riche quand on sert le café au lit ! Riche d’au moins deux heures chapardées au bienheureux qui se croit au paradis, avec son plateau de toasts, de beurre et de confitures…
Le matin est, à mes yeux, un réveil toujours neuf. J’ai l’impression que chaque aube génère une nouvelle émotion, un émerveillement inattendu, mais je ne sais pas si j’éprouverais cette sensation , loin de la campagne..
| | | | September 17
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| Envoyé : 22/06/2007 03:36 |
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Les Amitiés au fil de la Vie
Les amis entrent dans notre vie pour une raison, une saison ou la vie entière. Si nous arrivons à déterminer pour chaque rencontre si nous l'avons faite pour une raison, une saison ou la vie, alors nous saurons comment réagir envers elle.
Celui qui passe dans notre vie pour une RAISON… C'est généralement pour combler un besoin que nous exprimons consciemment ou non. Il est là pour nous aider à traverser des difficultés, pour nous fournir des pistes ou nous guider et soutenir, pour nous aider physiquement, émotionnellement ou spirituellement.
Il peut nous apparaître comme une aubaine et cela en est une! Il est là parce que nous en avons besoin. Un jour, sans que nous n'y ayons pas la moindre part de responsabilité, cette relation fera ou dira quelque chose qui brisera le lien. Peut-être mourra-t-elle ou partira-t-elle, peut-être agira-t-elle de telle manière que nous ne pourrons continuer à cheminer à ses côtés. Ce que nous devons réaliser alors, c'est que notre besoin a été comblé, notre désir satisfait, qu'il n'y a plus de raison de cheminer ensemble et qu'il devait être temps de se séparer.
Celui qui entre dans notre vie pour une SAISON… Parce que notre tour est venu de partager, d'évoluer ou d'apprendre. Il nous apporte un sentiment de paix, ou nous fait rire. Il se peut qu'il nous fasse découvrir quelque chose de nouveau, ou nous fasse faire quelque chose dont nous nous sentions incapable? Celui-là nous apporte généralement une somme immense de joies. Mais ce n'est que pour une saison!
Ceux qui sont là pour la VIE ENTIÈRE Ceux-là nous forgent pour la vie, nous aident à construire nos base émotionnelles. Notre tâche est d'accepter les leçons, d'aimer et de mettre ce que nous en avons reçu et appris dans les autres relations qui émaillent notre vie. On dit que l'amour est aveugle, l'amitié, elle, est clairvoyante. Merci de faire partie de ma vie!
Arrête-toi là, un instant et sourit!
Dans tous les cas:
Travaille comme si tu n'avais pas besoin d'argent, aime comme si tu n'avais jamais été blessé(e) et danse comme si personne ne te regardait ?

| | | | September 15
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CE POEME A ETE ECRIT PAR UNE VIEILLE DAME
DANS UN SERVICE DE GERIATRIE
Que vois tu, toi qui me soignes, que vois tu ? Quand tu me regardes, que penses tu?
Une femme grincheuse, un peu folle, le regard perdu. Qui n'est plus tout à fait elle? Qui bave quand elle mange et ne répond jamais. Qui, quand tu dis d'une voix forte “essayez”,semble ne prêter aucune attention à ce que tu fais, et ne cesse de perdre ses chaussures et ses bas, Qui, docile ou non, te laisse faire à TA guise, le bain et les repas pour occuper une longue journée grise. C'EST CA QUE TU PENSES QUAND TU ME VOIS ?
Alors, ouvre les yeux, ce n'est pas moi.
Je vais te dire qui je suis, assise là ,si tranquille, me déplaçant à Ton ordre, mangeant ce que TU veux :
Je suis la dernière de dix, avec un père et une mère, des frères et des soeurs qui s'aiment entre eux. Une jeune fille de seize ans, des ailes aux pieds, rêvant que bientôt elle rencontrera un fiancé. Mariée déjà à vingt ans. Mon coeur bondit de joie au souvenir des voeux que j'ai fait ce jour là.
J'ai vingt-cinq ans maintenant un enfant à moi Qui a besoin de moi pour lui construire une maison. Une femme de trente ans, mon enfant grandit vite, Nous sommes liés l'un à l'autre par des liens qui dureront. Quarante ans, bientôt il ne sera plus là. Mais mon homme est à mes côtés qui veille sur moi.
Cinquante ans, à nouveau jouent autour de moi des bébés; Nous revoilà avec des enfants mon bien aimé et moi. Arrivent les jours noirs, mon mari meurt. Je regarde vers le futur en frémissant de peur, Car mes enfants sont tous occupés à éléver les leurs, et je pense aux années et à l'amour que j'ai connus.
Je suis vieille maintenant, et la nature est cruelle, Qui s'amuse à faire passer vieillesse pour folle, mon corps s'en va, la grâce et la force m'abandonnent, et maintenant une pierre, là où jadis j'eus un coeur. Mais DANS CETTE VIEILLE CARCASSE, LA JEUNE FILLE DEMEURE, DONT LE COEUR SE GONFLE SANS RELACHE Je me souviens des joies, je me souviens des peines ET A NOUVEAU JE SENS MA VIE ET J'AIME
je repense aux années trop courtes et trop vite passées, et accepte cette réalité implacable que rien ne peut durer.
Ouvre les yeux, toi qui me soignes et regarde… regarde mieux, tu me verras!
ce poème a été trouvé dans les affaires d'une vieille dame après sa mort, dans un service de gériatrie
Je tenais à vous le faire partager pour son émotion, sa vérité et sa dimension
Excellent samedi à tous .
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| September 12
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Vieillir en beauté, c'est vieillir avec son coeur; Sans remord, sans regret, sans regarder l'heure; Aller de l'avant, arrêter d'avoir peur; Car, à chaque âge, se rattache un bonheur.
Vieillir en beauté, c'est vieillir avec son corps; Le garder sain en dedans, beau en dehors. Ne jamais abdiquer devant un effort. L'âge n'a rien à voir avec la mort.
Vieillir en beauté, c'est donner un coup de pouce À ceux qui se sentent perdus dans la brousse, Qui ne croient plus que la vie peut être douce Et qu'il y a toujours quelqu'un à la rescousse.
Vieillir en beauté, c'est vieillir positivement. Ne pas pleurer sur ses souvenirs d'antan. Être fier d'avoir les cheveux blancs, Car, pour être heureux, on a encore le temps.
Vieillir en beauté, c'est vieillir avec amour, Savoir donner sans rien attendre en retour; Car, où que l'on soit, à l'aube du jour, Il y a quelqu'un à qui dire bonjour.
Vieillir en beauté, c'est vieillir avec espoir; Être content de soi en se couchant le soir. Et lorsque viendra le point de non-recevoir, Se dire qu'au fond, ce n'est qu'un au revoir.
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| | | September 10
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Une autre idée de Dieu
D’abord, j’aimerais par mon propos, ne heurter personne…. Mieux encore, j’aimerais faire partager, autour de moi, l’illumination dont j’ai eu, hier matin, la primeur.
Chacun connaît cette paille qui le perturbe un jour ou l’autre, dans un moment essentiel qu’on dit rêverie.. ou spleen. On en est à essayer de capter la petite bricole vivace, fugace, insaisissable qui nous chiffonne et nous dévore depuis le saut du lit . A l’instant précis où vous la distinguez, la voilà qui s’évanouit.. Où qu’aille votre regard, votre mémoire, vos sens en alerte, il n’est plus dans l’ horizon imperturbable que l’ombre de cette aile qui continue de peser, incognito, sans identité, ténue comme le souffle d’un esprit anonyme… carrément méchante.
J’étais dehors, anxieuse, sur le qui-vive.. il faisait froid et, me penchant imprudemment à l’instant précis où je venais de l’entrevoir, je l’ai laissé tomber, ce truc, dans la grille qui évacue les eaux de pluie, les graviers et les feuilles mortes, au bord du chemin .
Forcément, ce matin entre tous les matins, ce devait être une perte incommensurable. Ce devait être une clé ! La clé ! L’Eternel devait y avoir gravé le code de ma vie ! Il ne pouvait pas en être autrement, sans quoi, comment cette perte m’aurait-elle, à ce point, désemparée ?
Une clé est le symbole de tout ce qui s’obtient ou se gagne.. ou se découvre… se barricade, se démasque ou vous habite ! Sans elle, il n’est plus de refuge, il n’est plus de trésor. Demandez à Ali Baba !
Le cœur ne se met pas en vrille de cette façon-là, si vous perdez un quelconque foulard ou une carte routière ou même un portefeuille qui relève seulement d’un embêtement majeur.. Mais une clé !
La grille pour la pluie et les feuilles fanées, ouvre sur un gouffre qui s’enfonce sous la route, pour aboutir bien au-delà de notre hameau, sous les racines d’un aulne en plein dormant de l’Aire qui serpente côté Suisse. Alors je me suis mise en quête de la dénicher, ma clé !
Je savais qu’en me baladant dans le sens du courant, j’aurais des repères. J’ai toujours les faveurs de la nature, pour arriver à mes fins .
Les rigoles de la pluie, emportées sous la route, continuaient d’embaumer la poussière . "Peuchère" le chien sur trois pattes, quelques escargots et moi-même leur avons emboîté le pas.
J’entrai en aparté avec Dieu : _ Tu me dis tout, le pourquoi et le comment, et la solution… je saurai m’en arranger.
Vous parlez d’une affaire ! Il est resté bouche cousue !
J’étais un peu crispée. L’habitude me faisait respectueuse, comme toujours .. mais c’était bien pour Lui faire plaisir !
Arrivée à la borne qui marque la frontière, je suis passée au-delà, mine de rien. Je fais cela tous les jours, sans encombre…mais ce matin-là : _ Vous avez vos papiers ? m’a demandé un douanier suisse fourvoyé dans ma campagne. _ Mais non, voyons ! C’est ma promenade .. _ C’est pas un motif valable.
Je lui ai expliqué qu’à mille pas avant celui-ci, se trouvait ma maison.. _ Et pourquoi, alors, avez-vous cette petite mine ? _ C’est qu’après la pluie, la bise est si froide ! Et je n’arrive pas à retrouver quelque chose..
Nous avons parlé et poursuivi le sentier sur les cailloux.. Ce douanier-là avait le cafard. Il était en service mais n’avait de goût à rien, d’explication à moins que rien.
J’ai pris sur moi de lui dire le pourquoi et le comment de tout . Je lui ai fait miroiter un univers alléchant de raisons plausibles et suffisantes. J’en ai même profité pour lui demander s’il était vrai que nous, de la zone très très franche, bénéficiions de privilèges notables . _ C’est précisément le cas ! m’a t’il répondu.
A sa prochaine virée, il m’apportera des documents intéressants.
Arrivés au petit bois derrière les "jardins familiaux" où les Italiens de Genève font pousser leurs salades et leurs treilles de l’été, nous avons vu, sur la droite, le tracteur d’un maraîcher français qui en prenait à son aise avec les limites territoriales. _ Je vais le contrôler ! qu’il ma dit…
Avec l’accent de Morges, et pour protéger le paysan mon compatriote, de graves représailles, j’ai seulement remarqué : _ Y en n’a point comme nous !!
Il m’a fait un clin d’œil et s’est éloigné en rigolant.
J’ai alors compris que Dieu, quand Il prenait des vacances, engageait des intérimaires, et qu’avec un contrat en bonne et due forme, je ferais des merveilles ! Il y a plein d’embauches en vue ! Quand même, je lui ai encore susurré une question : _ Cette histoire de l’homme qui serait " un dieu tombé qui se souvient… _ Balivernes ! Ce n’est là qu’une méchante rumeur ! Je vous ai peaufinés à mon image, et debout !
Debout !! Sur l’instant je me trouvai intimidée.
Ce petit truc, que j’avais laissé partir dans la grille avec les fleurs mourantes, s’était appelé "désenchantement", et voilà qu’investie de son autorité pour en faire ma toute puissance, je me sentais redevable à l’Eternel d’une jubilation dernier cri.
J’ai compris, très sincèrement, que l’idée de Dieu, telle qu’on nous l’a entortillée depuis la nuit des temps, n’est que la fuite devant une évidence à responsabilité illimitée. Chacun de nous est Dieu , face à son entité incontournable, livré à lui-même, à son libre arbitre, à une mission, quasiment estampillée en haut lieu , d’être, d’agir et de réagir.
L’idée de Dieu , telle qu’elle nous fut inculquée, n’est pas détruite par cette notion de l’être humain porteur de sa propre destinée. Je la trouve même grandie et plus noble, quoique moins commode à pratiquer.
Attention ! je ne fais pas de confusion entre le Créateur et Dieu. Je me garde d’évaluer ou de définir le premier dont nous savons que le simple concept nous dépasse.
En revanche, je trouve que le Dieu du catéchisme est un bâton du pèlerin pratique et tellement confortable ! Il est si aisé "de s’en remettre à.." plutôt que d’en décider soi-même. Il est rassurant de se sentir guidé, plutôt que guide de sa propre trajectoire.
Pourtant, en y réfléchissant un peu, Dieu n’est pas renié, Il n’est pas rejeté, quand on admet que chacun de nous en héberge, purement et totalement, l’entière et grandiose certitude.
C’est l’aimer beaucoup mieux, que l’aimer à travers soi, habité de Lui et investi par Lui de notre parcours terrestre. Et s’il s’avère que ce parcours embrasse ensuite l’éternité, chic alors !
Cette révélation, quand on a l’heur de la recevoir en adulte et la conscience claire, nous fait forcément responsables de tout notre cheminement. Trop facile d’imputer a Dieu ou à l’autre ??, les couacs qui nous éprouvent à travers les âges.
Dès l’instant que chacun d’entre nous se sait concessionnaire des vertus, bons ou mauvais vouloirs offerts à son jugement intime, la tâche est ardue et requiert humilité et pugnacité. Un maximum d’ambition et d’objectivité .
Il n’est que d’un peu y réfléchir pour ne pas se sentir esseulés, dépossédés ou frustrés d’une croyance ancestrale.
Ne dit-on pas que notre foi est condition, sine qua non, de l’espérance, de la joie et des miracles eux-mêmes ? Sans elle, le dieu qu’on nous a enseigné est nul et non avenu.
Alors que perdrions-nous à simplement découvrir que nous sommes ce Dieu pour, par et en nous-mêmes ?
Notre foi nous amène alors, et systématiquement, aux mêmes béatitudes, et si cette vérité nous fait plus responsables, elle nous conduit aussi à plus de puissance, nous impose plus de rectitude, nous interdit les compromis louches et pernicieux. Comme la conscience, elle est souvent gênante, pas toujours facile à négocier, mais pensez un peu : se savoir Dieu à demeure.. debout, limpide ! Droit et généreux !… S’exaucer quand on se prie !
Belle journée à Nous tous ! Et que l’amour Nous garde !
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ÊTES-VOUS UN DÉPENDANT AFFECTIF?
1 Avez-vous l'impression d'être seul au monde?
2 Craignez-vous l'autorité?
3 Est-ce que les gens qui vous critiquent ou se mettent en colère vous font peur?
4 Dans vos relations affectives ou d'affaires, avez-vous souvent l'impression d'être une victime?
5 Avez-vous un sens exagéré des responsabilités au point, par exemple, que les besoins des autres passent avant les vôtres?
6 Vous est-il difficile, pour ne pas dire impossible, de reconnaître vos défauts et limites?
7 Êtes-vous capable de prendre votre place et défendre vos droits?
8 Vous sentez-vous perpétuellement coupable?
9 Êtes-vous un junkie des sensations fortes?
10 Confondez-vous pitié et amour, choisissant instinctivement des partenaires faibles et dépendants?
11 Êtes-vous incapable d'exprimer vos émotions, mêmes les bonnes?
12 Vous jugez-vous trop sévèrement?
12 Avez-vous une piètre estime de vous-même?
13 Avez-vous tendance à réagir plutôt qu'à agir?
14 Paniquez-vous si vous avez l'impression d'être abandonné lors d'une relation affective?
15 Faites-vous confiance à n'importe qui?Tout ces énoncés sont des symptomes de dépendances affectives et plus vous en avez et plus vous avez un problème!
Tandis qu'être en amour, c'est chercher surtout le bonheur de l'autre.
Ça demande alors respect de sa liberté, de ses valeurs, besoins et désirs.
Évitons la fusion mais cultivons la communion des cœurs.

| | | | September 06
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LUCIANO PAVAROTTI N'EST PLUS
La voix du "plus grand ténor du monde" s'est tue jeudi en Italie, avec la mort à l'âge de 71 ans du chanteur Luciano Pavarotti , dans sa ville natale de Modène (nord de l'Italie).
Pavarotti, qui avait été opéré d'un cancer du pancréas en 2006, "est mort peu après 03H00 GMT" dans sa propriété, à la périphérie de Modène, "une très belle maison à la campagne, entourée de champs et de verdure", a déclaré à l'AFP Giorgio Pighi, maire de la ville natale du chanteur d'opéra.
"Pavarotti voulait mourir à la maison. Je l'avais vu la semaine dernière, il était très éprouvé par la maladie mais il avait envie de faire la conversation. Nous avons même parlé en dialecte" local, a raconté le maire de Modène.
Les funérailles du célèbre ténor auront lieu samedi dans la cathédrale de Modène et "les derniers détails devraient être réglés demain" vendredi, a par ailleurs déclaré Giorgio Pighi, sur la chaîne d'informations en continu Sky TG 24.
"J'espère qu'on se souviendra de moi comme d'un chanteur d'opéra, comme représentant d'une forme d'art qui a trouvé sa plus forte expression dans mon pays", l'Italie, avait écrit Pavarotti sur son site internet à l'époque où il entamait son tour d'adieu en 2004, interrompu en juillet 2006 pour des raisons de santé.
Mercredi soir, les médias italiens avaient fait état d'une brusque aggravation de son état de santé, opéré en juillet 2006 d'un cancer du pancréas et hospitalisé début août.
Luciano Pavarotti avait été hospitalisé le 8 août à Modène pour un "état fiévreux" et il est rentré chez lui le 25 août seulement pour poursuivre sa convalescence.
Une opération du dos, début 2006, puis du pancréas quelques mois plus tard, avaient contraint le ténor à abandonner une grande tournée d'adieux de 40 concerts dans le monde entier, qu'il avait entamée en mai 2004. Depuis, il n'était plus apparu en public.
Peu de temps après la dernière intervention, Pavarotti avait exprimé dans la presse le souhait de reprendre, début 2007, sa tournée d'adieu, mais n'aura jamais réussi à concrétiser ce voeu.
Au début de l'été, au cours d'une cérémonie musicale en l'honneur du ténor sur l'île d'Ischia près de Naples (sud), son épouse avait assuré que son mari se sentait bien et préparait un disque.
"On ne peut jamais rien dire avec cette maladie, mais je pense que Luciano s'en sortira, il va bien. Il achève le cinquième cycle de chimiothérapie, il n'a pas perdu un cheveu et surtout il n'a pas maigri", avait-elle déclaré.
Ce jour-là, le 10 juillet, l'artiste avait téléphoné dans la soirée aux organisateurs de la cérémonie et après avoir parlé avec les personnalités présentes, il avait conclu avec un "Au revoir à tous, je suis en train de préparer un autre disque Pavarotti & Friends".
Mercredi matin, Pavarotti avait exprimé dans un communiqué son "émotion" à la suite de la création d'un prix de l'"excellence culturelle" en Italie qu'il a été le premier à recevoir.
"Je m'incline, plein d'émotion et de gratitude, devant le prix qui vient de m'être attribué, car il me donne l'opportunité de continuer à célébrer la magie d'une vie passée au service de l'art", avait-il dit.
Né le 12 octobre 1935 à Modène (nord de l'Italie), Luciano qui se destinait d'abord à l'enseignement, avait opté définitivement pour le chant en 1961.
Il a su populariser son art dans des stades combles en trio avec ses complices Placido Domingo et José Carreras et aura vendu des millions de disques classiques.
Amoureux des pur-sang, des pâtes fraîches et des bons vins, ce géant d'1,90m (pour un poids variant entre 85 et 130 kg), surnommé aussi "Big Luciano", était père de quatre filles et grand-père.
Il maniait l'ironie avec autant d'aisance qu'il modulait sa voix. "Je me sens plus léger dans l'âme, et pas seulement", avait-il déclaré à la presse après avoir signé un chèque de 25 milliards de lires (près de 13 millions d'euros) pour mettre un terme à ses ennuis avec le fisc.
Il s'était remarié en décembre 2003 avec son ex-collaboratrice Nicoletta Mantovani, de plus de 30 ans sa cadette, avec laquelle il a eu une petite fille.
Outre les airs classiques sur lesquels j'ai pleuré comme une madeleine,
Il a sur s'accomoder des genres nouveaux et a chanté avec, entre autres Céline Dion, Joe Cocker, Elton Johns, Florent Pagny.
Adieu l'Artiste,
Vous allez chanter maintenant pour tous ceux qui vous attendaient
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Élisabeth Créations | | September 04
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Il m’est arrivé, si souvent, de vous parler d’allégresse ou, au moins, d’en célébrer avec vous la chaleur et la lumière ! Aujourd’hui, mon propos est tout autre, et je ne suis pas sûre de pouvoir vous le faire entendre, car j’écris la tristesse avec moins d’aisance .
J’ai été, un peu en retrait, témoin d’un instant ingrat, lourd de grisaille et de déchirement. Devant la salle du foyer communal, censée accueillir une assemblée festive, deux familles s’interpellaient et se distribuaient les nouvelles.. Des enfants couraient et se chamaillaient . Les parents les houspillaient et leur suggéraient l’impossible : silence à la fin ! On ne parvint pas à dénicher cette fin-là !
A l’écart, et qui servait de tuteur à sa canne, un long vieillard, sec, blême, tragique, le regard envolé..
Un homme et une femme qui semblaient les aînés de sa progéniture, exposaient leurs projets immédiats aux membres de l’autre famille. _ Dieu sait qu’on l’aime bien, pourtant ! Mais vous connaissez le problème ! On a notre vie, nos enfants, nos soucis.. et maintenant que le voilà sans elle, impossible de le prendre chez l’un de nous, à plein temps. Pour des vacances, passe encore ! Mais à plein temps !! Sans compter qu’il est incapable de se débrouiller seul ! Vous imaginez le topo ?
Certes ! En face, chacun se faisait une idée de la situation et opinait.. . Pas facile la vie d’un couple dans la force de l’âge ! Il n’y avait nulle outrance dans leurs doléances, mais l’exposé, sans fioritures, d’un quotidien qui excluait tout intrusion de sentiments attendris ou accommodants .
Il est un âge pour tout ! Pour l’amour, la tendresse, le partage…
Des adresses furent échangées .. A une quinzaine de kilomètres, il suffisait d’y mettre la somme, et en s’y prenant à temps, on pourrait le caser pour l’automne , dans une chambre au milieu de son mobilier familier: _ Il faut bien que sa retraite lui serve à quelque chose ! Et on ne serait pas obligés de toucher à la maison. On pourrait même la louer. Ce serait l’idéal pour garder le jardin en bon état . Sans compter qu’une partie des sous pourrait servir à lui payer quelques facilités… Sûr qu’il serait heureux avec sa télé et sa collection de timbres !
Il est un âge pour la solitude !
_ Evidemment, on ne fait pas toujours ce qu’on veut dans la vie, et on ne pourrait pas le visiter à belle année ! Mais pour l’oublier, ça jamais ! Et vous connaissez les gamins ! Ils auront vite fait de lui tourner des SMS, j’vous dis pas !
Il est un âge pour l’abandon..
J’avais reçu tous ces arrangements à plein cœur, et comme je me tournais spontanément pour faire entendre, au très vieil homme, ma solidarité, voire ma tendresse .. je croisai ses yeux enfoncés sous ces sourcils, brûlés de fièvre , de haine et d’une animosité sans faille.
J’avais ajouté, à la blessure que lui infligeaient ses enfants, l’écharde incongrue de ma compassion.. de mon amitié étrangère et déplacée. Je me suis éloignée sans avoir pu lui en demander pardon, sans avoir pu changer un iota de son avenir amer…
Je ne sais si vous comprenez mon désarroi, mes remords.. et si vous devinez le sentiment de culpabilité qui m’anime. Si j’étais un peintre, j’effacerais cette scène de la vie ordinaire, et je recommencerais…
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