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June 28
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Le Racisme
La scène qui suit a eu lieu dans un vol de la compagnie British Airways entre Johannesburg et Londres
Une femme blanche, d'environ cinquante ans, s'assied à côté d'un noir. Visiblement perturbée, elle appelle l'hôtesse de l'air
- Quel est votre problème, Madame? demande l'hôtesse.
- Mais vous ne le voyez pas donc pas? répond la dame. Vous m'avez placée à côté d'un noir. Je ne supporte pas de rester à côté d'un de ces êtres répugnants. Donnez-moi un autre siège.
- S'il vous plait, calmez-vous, dit l'hôtesse. Presque toutes les places de ce vol sont prises. Je vais voir s'il y a une place disponible.
L'hôtesse s'éloigne et revient quelques minutes plus tard : - Madame, comme je le pensais, il n'y a plus aucune place libre dans la classe économique. J'ai parlé au commandant et il m'a confirmé qu'il n'y a plus de place dans la classe exécutive. Toutefois, nous avons encore une place en première classe.
Avant que la dame puisse faire le moindre commentaire, l'hôtesse de l'air continue :
- Il est tout a fait inhabituel dans notre compagnie de permettre à une personne de classe économique de s'asseoir en première classe. Mais, vu les circonstances, le commandant trouve qu'il serait scandaleux d'obliger quelqu'un à s'asseoir à côté d'une personne aussi désagréable.
Et s'adressant au noir, l'hôtesse lui dit :
- Donc, monsieur, si vous le souhaitez, prenez votre bagage à main car un siège en première classe vous attend. Et tous les passagers autour, qui, choqués, assistaient à la scène, se levèrent et applaudirent...

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| June 25
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TEXTE DE PHILIPPE GELUCK:
" Les Français sont en train de se poser la question de savoir s'ils ne devraient pas imprimer sur les paquets de cigarettes (dont le prix vient d'ailleurs d'augmenter considérablement) la photo d'un fumeur atteint du cancer du même nom ainsi que la mention ' le tabac tue'.
L'effet sera-t-il suffisamment dissuasif que pour décourager les futurs consommateurs ou faire baisser la fréquence d'inhalation des adeptes de Jean Nicot (1530-1600). L'idée n'est pas bête et pourrait faire des petits.
On ferait imprimer sur les sachets de bonbons des photographies de dents gâtées et sur les étiquettes des bouteilles de bière ou de whisky des clichés d'accidentés de la route perdant leurs derniers litres de sang dans le bas fossé.
Sur chaque emballage plastique, chaque canette, chaque bouteille d'eau minérale, une vue de décharge publique où s'entassent pour des siècles les rebuts de notre société d'hyper consommation.
Sur nos T-shirts, casquettes et chaussures de sport, on verrait le portrait des enfants esclaves qui, dans des caves obscures quelque part en Asie, pour quelques centimes d'euro, cousent de leurs petits doigts les vêtements que nous porterons seulement quelques fois avant de les bazarder parce que le coloris ne sera plus de saison.
Il faudrait aussi apposer sur chaque litre d'essence l'image d'une mouette mazoutée et sur chaque baril de pétrole celle des terres inondées par les océans qui vont bientôt déborder suite au réchauffement de la planète ou celle de populations martyrisées par des guerres dont le seul but est de préserver l'approvisionnement d'or noir des pays les plus riches et les plus égoïstes du monde.
Excusez-moi, je m'énerve.
Au fond, la meilleure solution serait peut-être, tout simplement, de faire imprimer sur les billets de banque cette mention : ' Peut nuire gravement à l'humanité".
Philippe Geluck.
| | | | | June 24
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Bonjour Madame, comment puis-je vous aider?
- Je voudrais installer le programme "Amour". Pourriez-vous m'indiquer la procédure, s'il vous plait?
- Bien sûr, prête pour l'installation?
- Oui, mais je n'y connais pas grand chose en programmation. Par quoi commence-t-on?
- Ouvrir votre cœur est la première étape pour l'installation.
- Avez-vous localisé votre cœur, Madame?
- Oui, je l'ai trouvé. Mais il y a d'autres programmes qui fonctionnent en même temps, puis-je continuer l'installation tout de même?
- Voyons voir. Quels autres programmes fonctionnent présentement dans votre cœur? - Et bien, je vois "Blessures-du-passé.exe", "Mauvaise-estime-de-soi.exe", "Rancune.doc" et "Colère.com".
- Pas de problème, Madame. L'installation de votre programme "Amour" effacera graduellement les "Blessures-du-passé" de votre système. De plus, durant l'installation, le programme "Amour" remplacera votre "Mauvaise-estime-de-soi" par son propre programme intégré, "Meilleure-estime-de-soi". Par contre, vous devez absolument fermer vos fichiers "Rancune" et "Colère", car ceux-ci pourraient empêcher votre programme "Amour" de fonctionner correctement.
- D'accord, mais pourriez-vous m'indiquer comment les fermer correctement?
- Allez dans votre menu principal et trouvez le programme "Pardonner".
Démarrez-le et faites-lui faire le ménage de votre système au complet.
Vérifiez qu’il enlève complètement la "Rancune" et la "Colère". Cela est très important.
- D'accord, c'est fait. L'installation du programme "Amour" a démarré automatiquement, est-ce normal?
- Oui, il est programmé pour s'installer aussitôt que la "Rancune" et la "Colère" ont été supprimés de votre système. Vous devriez recevoir un message vous demandant si vous voulez installer "Amour pour la vie" dans votre système.
Est-ce que vous l'avez reçu?
- Oui, je l'ai reçu. Et j'ai répondu oui. Est-il bien installé, maintenant?
- Oui, mais souvenez-vous que votre programme "Amour" est une version partagée.
Vous devriez vous connecter à d'autres cœurs pour des mises à jour essentielles à son bon fonctionnement.
- Oups, je viens de recevoir un message d'erreur, déjà !
- Que dit ce message, Madame?
- Le message dit "ERROR 142 - PROGRAM NOT RUNNING ON INTERNAL COMPONENTS".
Qu'est-ce que ça veut dire?
- C'est un problème commun qu'on voit souvent lors de la première installation.
- D'accord. Que dois-je faire, alors?
- Regardez dans votre menu principal, vous devriez voir les cases "S'accepter-soi-même".
Je vous conseille, si cela n'est pas déjà fait, de cocher aussi les cases "Se pardonner soi-même", "S'auto-féliciter" et "Connaître ses propres limites".
D'ailleurs, vous devriez supprimer les options "S'auto-critiquer" et "Se renfermer sur soi-même".
- C'est fait ! Tiens, il y a de nouveaux fichiers qui viennent d'apparaître dans mon cœur...
Il y a le fichier "Sourire.jpg" qui vient de s'ouvrir,
puis le fichier "Bonheur.mpg" qui se met à jouer et le programme "Paix-intérieure.exe" qui vient de démarrer.
Ho là là, est-ce normal ces nouvelles couleurs et ces nouveaux sons?
- Oui, Madame, tout à fait normal. Et il y en a beaucoup plus, vous les découvrirez tout au long de vos futures mises à jour.
Une dernière chose avant de terminer...
- Oui?
- N'oubliez pas que ce programme est gratuit.
Et en tant que logiciel partagé, il vous serait profitable de le partager avec les autres qui pourraient en avoir de besoin.
N'oubliez pas que plus vous partagerez avec d'autres cœurs, plus votre programme se développera.
- Je vous remercie de tout cœur, Monsieur
| | | June 22
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Voici les réponses d'un candidat pour un dossier d'embauche chez Mac Donald.
Point important : C'est une histoire vraie et l'auteur du dossier a été embauché.
On peut donc être philosophe humoriste et travailler dans un empire de la restauration sauvage !!!
1. NOM, PRENOM: Jancqueur, Herve
2. AGE: 28 ans
3. POSITION DEMANDEE ET VOS EXIGENCES: Horizontale le plus souvent possible. Plus sérieusement, n'importe quoi. Si j'avais vraiment la possibilité d'être exigeant, je ne serais pas ici.
4. PRETENTIONS SALARIALES ? 800 KF par an plus des actions de la compagnie payable d'avance. si ce n'est pas possible, faites moi une proposition, nous négocierons.
5. EDUCATION ? Oui.
6. DERNIER EMPLOI OCCUPE ? Cible de prédilection pour un cadre moyen sadique.
7. MONTANT DU DERNIER SALAIRE ? Beaucoup moins que ma valeur réelle.
8. REALISATIONS NOTOIRES (dans le cadre de cet emploi) ? Une incroyable collection de stylos volés, exhibée en ce moment dans mon appartement.
9. RAISONS DU DEPART ? Voir question 6.
10. HORAIRES DE DISPONIBILITE ? N'importe quand.
11. HORAIRES SOUHAITES ? De 13 à 15 heures, lundi, mardi et jeudi.
12. AVEZ-VOUS DES DISPOSITIONS PARTICULIERES ? Oui, on me l'a fait comprendre. Mais elles s'expriment beaucoup mieux dans un environnement plus intime qu'un fast-food.
13. POUVONS -NOUS CONTACTER VOTRE EMPLOYEUR ACTUEL ? Si j'en avais un, je ne serais pas ici
14. VOTRE CONDITION PHYSIQUE VOUS EMPECHE-T-ELLE DE SOULEVER PLUS DE 20KG ? Ca dépend, 20 Kg de quoi
15. AVEZ-VOUS UNE VOITURE ? Oui. Mais la question est mal formulée. Il faudrait plutôt demander "Avez-vous une voiture en état de rouler ?" La réponse serait sans doute différente mais ce n'est pas la question posée.
16. AVEZ-VOUS DEJA REMPORTE UN CONCOURS OU OBTENU UNE DISTINCTION ?
Pas de distinction mais j'ai déjà obtenu deux fois les 3 bons numéros au loto
17. EST-CE QUE VOUS FUMEZ ? Seulement lorsqu'on m'embrasse.
18. QUE SOUHAITEZ-VOUS FAIRE DANS CINQ ANS ? Vivre aux Bahamas avec un Top Model richissime et qui m'adore. A dire vrai, j'aimerais même faire cela dès maintenant si vous avez une solution.
19. CERTIFIEZ -VOUS QUE TOUS LES RENSEIGNEMENTS CI-DESSUS SONT EXACTS ? Non, mais je vous défie de prouver le contraire.
20. QUELLE EST LA MOTIVATION PRINCIPALE DE VOTRE CANDIDATURE J'ai deux versions un peu contradictoires :
1. L'amour des causes justes, l'humanisme et un désir profond d'aider mon prochain a se restaurer ou
2. Un fort endettement
Qu'en pensez- vous ? |
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© Médicis | June 21
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Un jour, les couleurs du monde ont commencé à se quereller…
Chacune disait qu’elle était la plus belle… la plus importante… la plus utile… la favorite!
Vert dit :
Je suis définitivement la plus importante. Je suis le signe de la vie et de l’espoir. J’ai été choisie par les champs, les arbres et les feuilles. Sans moi, les animaux ne vivraient pas. Regardez un pré de montagne et vous constaterez que je suis majoritaire.
Bleu l’interrompt :
Tu ne penses qu’en fonction de la terre mais considère le ciel et la mer. C’est l’eau qui est la base de la vie. Le ciel offre l’espace, la paix et la sérénité.
Jaune riait sous sa cape :
Vous êtes tellement sérieuses vous autres ! Moi, j’apporte le rire, la gaieté, la chaleur dans le monde. Le soleil est jaune et les étoiles aussi. Chaque fois que vous regardez un tournesol, le monde entier se met à rire. Sans moi, il n’y aurait pas de plaisir.
Orange n’est pas d’accord :
Je suis la santé et la force. Je suis précieuse parce que j’apporte de la vie à l’humanité. Je transporte les plus importantes vitamines. Pensez aux carottes, citrouilles, oranges, mangues et papayes. Je ne suis pas toujours là à l’année, mais quand j’éclaire le ciel à mon lever et à mon coucher, ma beauté est telle que personne ne pense à aucun d’entre vous.
Rouge ne peut s’empêcher de crier :
Je suis la vie de chacun de vous. Je suis le sang… le sang de votre vie. Je suis la couleur du danger ou de la bravoure. Je suis toujours prête à me battre pour une bonne cause. Je suis la couleur de la passion et de l’amour.
Violet se lève de toute sa grandeur. Elle est très grande et dit avec grande pompe :
Je suis la couleur royale, la couleur du pouvoir. Les rois, les chefs et les archevêques m’ont toujours choisie parce que je suis le signe de l’autorité et du pouvoir. Les gens ne me questionnent jamais ! Ils écoutent et obéissent.
Indigo se lève à son tour :
Pensez à moi. Je suis la couleur du silence. Vous ne me remarquez pas mais sans moi, vous deviendrez superficielles. Je représente la pensée et la réflexion, la nuit et les eaux profondes. Vous avez besoin de moi pour votre équilibre.
Et toutes ces couleurs sont parties, chacune convaincue de leur unique supériorité. Leur querelle est devenue de plus en plus importante avec les jours.
Soudainement, un éclair apparut et un bruit de roulement tonnerre se fit entendre. La pluie se mit à tomber. Les couleurs ayant très peur se sont toutes rapprochées les unes des autres pour se réconforter.
Au milieu de la clameur…
Pluie est apparue :
Vous autres, stupides couleurs, vous disputant, chacune essayant de dominer l’autre… ne savez-vous donc pas que vous êtes toutes faites pour un besoin unique et spécial ? Joignez-vous et venez à moi.
Faisant ce qu’on leur demandait, les couleurs se sont réunies.
Pluie a continué à parler :
À partir de maintenant, quand il pleuvra, chacune de vous s’étirera dans le ciel en une demi boucle pour vous rappeler que vous pouvez vivre dans la paix.
Cet arc-en-ciel sera un signe d’espoir pour demain. Et quand une grosse pluie lavera le monde et qu’ensuite l’arc-en-ciel apparaîtra dans le ciel, souvenez-vous de vous apprécier l’une et l’autre.
L’amitié est comme un arc-en-ciel.
Rouge est comme une pomme, tendre jusqu’au noyau. Orange, comme une flamme qui ne s’éteint pas. Jaune, comme le soleil qui éclaire votre journée. Vert, comme les plantes qui ne cessent de grandir. Bleu, comme l’eau si pure. Violet, comme une fleur prête à éclore. Indigo, comme un rêve qui meuble votre cœur.
Bonne journée, mon ami(e) !
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© Médicis |
June 19
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“j’ai été sur la montagne et j’ai vu la terre promise”
Ceci est le dernier discours public de Martin Luther King Jr la veille de son assassinat. Le héros était fatigué, harcelé par les pressions politiques, mais le combattant en lui, l'homme de conviction était debout. Martin Luther King livre comme un testament, résume la colonne vertébrale du combat qu'il a mené. Il dit une chose admirable qui peut se résumer en cette phrase : plutôt que de me demander ce que je gagnerais à arrêter le combat, je me demande ce que les autres perdraient si j'arrêtais. Mais quel homme admirable il a été ! Le 3 avril 1968, il prononce un discours poignant qui a des résonnances prémonitoires. Voici des extraits de la fin émouvante du discours :
"Eh bien, je ne sais pas ce qui va arriver maintenant. Nous avons devant nous des journées difficiles. Mais peu m'importe ce qui va m'arriver maintenant, car je suis allé jusqu'au sommet de la montagne.
Je ne m'inquiète plus. Comme tout le monde, je voudrais vivre longtemps. La longévité a son prix. Mais je ne m'en soucie guère maintenant. Je veux simplement que la volonté de Dieu soit faite.
Et il m'a permis d'atteindre le sommet de la montagne. J'ai regardé autour de moi. Et j'ai vu la Terre promise. Il se peut que je n'y pénètre pas avec vous. Mais je veux vous faire savoir, ce soir, que notre peuple atteindra la Terre promise.
Ainsi je suis heureux, ce soir. Je ne m'inquiète de rien. Je ne crains aucun homme. Mes yeux ont vu la gloire de la venue du Seigneur."
Le jour suivant, le 4 avril 1968, Martin Luther King avant d'aller diner chez le pasteur Kyles chez qui il est invité, le pasteur King sort sur le balcon qui surplombe le parking du motel. Il est 18 h 01 quand claque un coup de feu. La balle lui fracasse la mâchoire avant de lui briser la colonne vertébrale. Immédiatement transporté à l'hôpital Saint-Joseph, le combattant de la non-violence baisse les armes d'amour et s'envole rejoindre Celui dont il a contemplé la gloire sur la montagne. Il avait 39 ans, une épouse et 4 enfants très jeunes. Il est mort d'avoir aimé, d'avoir eu un rêve, d'avoir rêvé pour ses enfants, d'avoir rêvé pour vous et moi, d'avoir rêvé une humanité plus belle et plus fraternelle.
J'ai connu l'existence de Martin Luther King très jeune, j'avais 12 ans en 168. J'ai été saisie par cet homme, ce combat, ce message, cette vie qui a marqué mon esprit. Je me souviens de ma tristesse en découvrant sa vie au travers de la narration de sa mort. Découvrir, admirer et perdre un être qui à peine découvert devient si cher. Depuis je me suis toujours sentie comme orpheline de lui, comme orpheline d'un vecteur d'idéal. De cet amour là, de cette résistance à la haine en réponse à la haine, de cette révolution d'amour pour endiguer les flots de haine, je me sens orpheline parce que la colère semble dans mon époque faire plus de bruit que cet idéal là. Parce que peu de voix sont audibles pour porter ce message. Pour porter le refus de l'injustice sans sombrer pour autant dans une autre forme d'injustice. Sans pour autant céder à la violence qui peut gronder en soi face à l'injustice. Cette voix là, la voix du Pasteur King a pour moi des résonnances magnifiques.
Hommage ému à cet homme dont le parcours a marqué ma vie et dont l'exemple aide à contenir les émotions négatives qui peuvent affluer dans certaines circonstances.
La non-violence est une arme puissante et juste, qui tranche sans blesser et anoblit l'homme qui la manie. C'est une épée qui guérit. Martin Luther KING Jr
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© Médicis |
| June 18
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Risquer...
Aimer, c'est risquer le rejet. Vivre, c'est risquer de mourir. Espérer, c'est risquer la déception. Essayer, c'est risquer l'échec.
Risquer est une nécessité. Le plus grand des dangers, C'est de ne pas risquer. D'être enchaîné dans ses certitudes Comme un esclave.
Seul celui qui ose risquer Est vraiment libre !

| | | | | | | | June 14
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| Envoyé : 12/06/2007 04:33 |
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Chaque souffrance ne sera pas inutile si, aujourd'hui, UN témoignage peut aider un petit être en détresse, même un seul, à PARLER
VOICI LE MIEN
Je suis seule à savoir par quoi je suis passée, je ne veux plus me taire, je veux tout simplement aider des enfants qui souffrent de ne pouvoir rien dire, ou qui pensent tout simplement que les traitements inhumains qu'on leur fait sont normaux. Il est dur de raconter son vécu, très dur. Mais peut-être est ce la seule façon de s'en sortir. Un beau jour tout a basculé, Mon père a commencé à me prendre pour cible. Je n'étais plus un être humain, mais simplement une chose que l'on utilise pour se défouler. Mon père m'a ficelé lentement et sûrement dans le dégoût de moi-même. Etait-il fou? Il croyait à l'ordre et à la discipline. Légionnaire de métier et trente années de guerre. J'ai été torturée, dominée, brisée. Il m'a arraché ma personnalité, il avait réussi à faire de moi comme il disait une vermine, un chien qu’il pouvait abattre. Pouvoir des mots brutaux. Il avait un pouvoir de vie ou de mort sur moi, mais également sur mes frère et sœur. Des images affreuses sont toujours présentes. Parfois je n’arrive pas à les gérer, alors, je sors, je me dirige vers le beau, la nature, l’essentiel.
J'ai aujourd'hui 51 ans et mes peurs d'enfant sont toujours là. C'était terrible, toute cette violence. Raconter ne servirait pas à grand chose, je sais tout simplement que j'ai survécu à l'innommable. Je ne pleurais pas, je perdais connaissance, jusqu'au jour où il abusé de moi. Les abus ont commencé à huit ans. A ce moment précis j'ai perdu mon identité. Tous les viols se sont succédés dans la violence la plus extrême. Je ne m’appartenais plus. J’étais dépossédée de tout mon être. Mon corps n’était qu’une plaie. A treize ans faisais ma première tentative de suicide. Mon petit frère m’en a empêché, il pleurait et hurlait « nonnnnn ». J’ai arrêté pour lui et pour ma sœur, pour éviter que le pire ne leur arrive. Toujours sur le qui vive, toujours à guetter un geste sur l’un ou l’autre, à épier les prémices de la violence, cette violence qui éclatait en millions d'éclats de verre et nous brisait, le pire leur a été épargné. Aucune tendresse, aucun amour, seules la souffrance, la peur, les miennes mais aussi celles de ma fratrie, j’étais l’aînée. J’ai essayé les fugues, mais je suis toujours revenue, je ne pouvais abandonner les « petits ».
Je me faisais des lavements au vinaigre pur, je n’étais que souffrance et tellement sale.
En ce qui me concerne, j'ai toujours su que je pouvais mourir des mauvais traitements que je subissais si je me révoltais de manière impudente, je savais également que je pouvais mourir de cette vérité que je portais, que je cachais pour sauver ma fratrie. Je savais que cette vérité était un explosif, un danger permanent. Alors pendant des années j'ai accepté d'être traitée comme un animal, car le silence était nécessaire pour sauver la famille :
- se taire pour SURVIVRE
Mais maintenant je connais les mécanismes que j'ai mis en place pour sauver ma vie, et la leur, je ne peux plus taire, ce n'est plus possible. Je dois parler de la faute de mon père, car je suis bien placée pour le faire, j'ai vu du haut de mes huit ans ma vie basculer dans un abîme profond, la profondeur des abysses,le jour ou il a transgressé un interdit , le jour ou il a décidé de faire de moi son jouet sexuel, avec l’assentiment tacite de ma mère à laquelle je n’ai pas encore pardonné. Alors c'est à moi de transgresser les interdits maintenant, ou je parle, ou meurs. Je veux regarder la réalité calmement en face. J’ai pardonné à mon père à l’issue de 14 années de psychothérapie mais je n’oublierai jamais cette violence que je hais. Je veux maintenant parcourir mon histoire sans RIEN OUBLIER, MAIS DANS LA PAIX.
Cela m’a pris du temps, plusieurs décennies, mais j’y suis parvenue, alors d’autres enfants pourront le faire.
Comment se remettre d'une telle enfance? Qui cicatrisera mes blessures? Qui me rendra mon enfance. Personne. Cruel le monde. Cruels les adultes avec leurs peurs, leurs préjugés, leur petit confort, leur maison qu'ils protègent égoïstement envers et contre tous, refusant les drames qui existent derrière leur porte bien verrouillée. Cependant, les voisins savaient, ma mère savait. S'ils avaient réagi à mon monde, si seulement l'un deux avait osé rompre ce pesant silence, le calvaire se serait terminé plus tôt. Monde d'indifférence et de mutisme, monde sans valeurs, sans amour, sans tolérance, monde égoïste. Que faut-il pour le réveiller? Faut-il que des enfants continuent de souffrir, connaissent la violence, la détresse, pour que tous ces adultes ouvrent les yeux, qu'ils comprennent, qu'ils s'intéressent, qu'ils dénoncent? Je ne sais pas où je vais, mais je sais ce que je fuis. Toutes les histoires ont une fin, mais cette histoire malgré la douleur, n'est jamais que la promesse d'un avenir. Il faut oser voir la vérité, il faut oser se dire qu'il n'y a vraiment pas d'autre moyen de changer sa vie et que toute sagesse n'est que ce regard et cette conscience sur soi, POUR SOI.
L'enfant maltraité et délaissé est totalement seul dans les ténèbres de son désarroi et de son angoisse, environné de mépris et de haine, dépouillé de ses droits et de son langage, dupé dans son amour et sa confiance, bafoué dans la douleur, dédaigné, humilié sans guide, sans nul soutien, aveugle, sans défense et entièrement livré à la merci de l'adulte, grugé tout au long de sa vie. Tout son être voudrait crier sa douleur, sa colère, exprimer sa révolte et appeler à l'aide. Mais cela, précisément, il n'en a pas le droit. Toutes les réactions normales prévues par la nature lui restent interdites. En effet, à moins qu'un témoin ne vienne à son secours, ces réactions naturelles n'aboutiraient qu'à accroître et prolonger son martyre, voire pour finir, à mettre sa vie en danger. Aussi, lui faut-il réprimer ce mouvement tout à fait sain : protester contre un traitement inhumain. L'enfant tente d'effacer, de gommer complètement de sa mémoire tout ce qu'on lui a infligé, afin de bannir de sa conscience sa brûlante révolte, sa peur, sa colère, l'intolérable souffrance, et il l'espère à tout jamais. Subsiste alors le sentiment de sa grave culpabilité personnelle même s'il a été obligé de baiser la main qui l'a frappé. Chez les survivants de pareilles tortures, qui ont abouti à un refoulement total, l'enfant martyrisé continue à vivre dans les ténèbres de l'angoisse, de la répression, de la menace.
Seule la douleur fait grandir, mais il faut l'affronter, ceux qui s'esquivent ou se plaignent sont condamnés à perdre. Gagner, perdre, servent à décrire une lutte silencieuse, toute intérieure. Le cœur humain est à moitié éclairé par le soleil et à moitié dans l'ombre. Vivre n'est rien d'autre qu'être conscient de cela, le savoir, lutter afin que la lumière ne disparaisse pas, vaincue par l'ombre. Méfiez-vous de ceux qui sont parfaits, de ceux qui ont des solutions toutes prêtes, de ceux qui jugent et condamnent, méfiez-vous de tout, sauf de ce que vous dit votre cœur. Ne lâchez pas. J'ai passé des années sous la menace, les coups. La violence pour me « dresser comme un chien ». Il y a une chose qu’ils n’ont pas réussi à faire, c'est changer les idées dans ma tête, ça c'était inaccessible, la lutte s’est faite dans le silence. Battez-vous, tuez le bourreau dans votre tête, c'est lui le coupable et non pas vous. N’hésitez pas à mettre un grand coup de pied dans la fourmillère, même si l’on vous rejette, ce sera les bien-pensants qui le feront. Mais votre de-venir est en jeu. Vous, vous avez tout simplement subi. Il faut briser les chaînes de la maltraitance. J'ai osé et je lutte tous les jours pour les enfants aujourd’hui, victimes de sévices.
Dénoncez, luttez, regardez, et ne vous trompez pas, suivez votre cœur, il est le seul à savoir parler.
| | | | | | June 13
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Baraheni et le metteur en scène Thierry Bedard travaillent ensemble depuis plusieurs années. Après En enfer et QesKes 1, 2, 3, l’impossible poétique du démembrement présenté au festival d’Avignon 2004, c’est autour du personnage de Lilith qu’ils se rejoignent maintenant sur la scène d’un théâtre.
Exilith est le récit de la première femme créée par Dieu, non à partir du corps du premier homme comme, après elle, Ève, mais façonnée elle aussi, comme Adam, à partir du limon. Sa façon d’avancer à contre-courant des conventions, de tourner en dérision toute position de pouvoir, de brusquer la pensée aveugle à dévoiler ses petits rafistolages avec le réel, la feront chasser du Jardin d’Éden, ce lieu clos où doit régner l’ordre du discours patriarcal. Lilith est la figure de ce qui hante la nuit du langage, déchire les coutures des identités, se penche envers tout autre comme son égal, interroge le désir et l’imaginaire, son rire résonne jusque dans les bordels et les prisons de l’Histoire, jusqu’à la folie. DD.
Un mot de l’auteur
Chers tous, Exilith devrait être lu pour ce qu’il est : un texte sur les femmes, la femme originale, la première femme, la femme rêvée. Mais c’est aussi un texte de la souffrance des femmes partout dans le monde, en particulier la souffrance des femmes au long des âges sous le joug des trois patriarcats d’Abraham - judaïsme, christianisme et islam. C’est aussi la souffrance des lieux de désastres politiques contemporains, mais se référer seulement aux atrocités de régimes violents politiserait le texte à un degré qui annihilerait sa valeur artistique.
Sans doute le texte est polémique, mais presque tout ce qui est sérieux est polémique, non ? J’aime traiter de situations paradoxales et hétérogènes ; j’aime traiter des hybridités, des désirs cachés pour l’anormalité : l’imaginaire devient très actif dès que vous entrez dans les divergences de la norme.
Exilith c’est la langue du désir, de l’imaginaire du désir, avec lesquels arrive la douleur que crée la privation du désir et du plaisir, c’est-à-dire l’oppression.
Je vois ce matériau de prose et de poésie comme un royaume de désir, d’imagination, de plaisir, et de l’agonie qu’est la privation de tout cela. En ce sens souffrir c’est être privé de l’accès au plaisir, qui est également l’accès fondamental à l’art. Voyez, même dans la langue de la religion se distingue le reflet du désir ; c’est pourquoi elle séduit les gens.
Lisez ce texte de ce point de vue je vous prie. Il ne faudrait pas le réduire à une provocation politique et religieuse. Nous montons sur scène avec notre désir et notre imagination, et avec la peine d’en être privé.
Bien à vous, Reza Baraheni (mail du 8 septembre 2005 adressé au metteur en scène et repris dans le dossier de presse).
Exilith
Non ! Non ! Non ! Non ! Non ! Non ! Non ! Non ! Non ! Non ! Non ! Non !
En silence je me suis mise en marche. Autrefois je n’aurais pas su dire ce que je dis à présent. Maintenant qu’il m’est possible de dire, après tant et tant d’années je dis. Je me souviens et ma mémoire se ranime.
Dieu disait : « Coupez ! Coupez ! Coupez ! » Je suis revenue en arrière. À la place où je me tenais autrefois, au début, au tout début. J’ai dit : « Pourquoi tu dis coupez coupez coupez alors qu’il ne s’est encore rien passé ? » Il a dit : « Commence, nous avons besoin de répéter. » Je me suis remise à jouer. J’ai recommencé du début. En silence je me suis mise en route. Tout doucement, sur la pointe des pieds.
Avant, je ne savais pas comment dire ce que je dis à présent. Maintenant que tant de jours et de nuits, tant de semaines, de mois, de siècles et de millénaires, toutes sortes de durées incalculables se sont écoulés, je peux dire. Je dis. Je dormais. À mon réveil, je me suis mise en route. Comme à son habitude, Adam allait et venait à ses petites affaires. Il se promenait dans le jardin, sautait par-dessus les ruisseaux, se cachait derrière les arbres et réapparaissait soudain. Les fesses à l’air, avec ce morceau de chair en trop qui lui pendait devant. Ensemble nous avions essayé de comprendre ce que c’était, nous n’avions pas compris. Quelquefois on apercevait Dieu ici ou là. Il ne s’occupait pas de nous. Il avait l’air soucieux. Il avait confié la caméra à Adam. Ève n’existait pas encore. Ou si elle existait Dieu ne l’avait pas amenée jusqu’ici. De quoi avait-il peur ? Bon, il y avait cette caméra entre les mains d’Adam. Il filmait tout ce qu’il rencontrait sur son chemin. Impossible de savoir ce qu’il avait en tête. En plus, sa main tremblait. Chaque fois qu’il réglait l’appareil sa main se mettait à trembler. Il m’a demandé de l’aider, j’ai dit que je n’aimais pas ça. Je vois tout de mes propres yeux, je n’ai pas besoin de voir au travers de ce trou. De temps en temps un tube sortait sur le devant de l’appareil, Adam fixait son œil sur le boîtier et faisait sans arrêt clic clic clic. Je pensais toujours qu’à l’instant de ma fuite il faudrait qu’Adam soit endormi.
Quand je me suis enfuie le soleil déversait sur ma tête des flots de lumière et mes cheveux étaient brûlants. Ils étaient si longs maintenant. Ils m’arrivaient aux genoux. Adam était différent. Quand je le regardais j’avais envie de rire. Au lieu de mes cheveux touffus il avait ce morceau de chair en trop qui s’allongeait un peu seulement quand il pissait puis qui reprenait sa taille. Pendant qu’il dormait je m’asseyais près de lui et je l’observais. Puis je m’observais, je regardais entre mes jambes. Je me disais que le mien était rentré dedans, qu’un jour il sortirait. Il n’est jamais sorti. Quelquefois je glissais ma main à l’intérieur, je m’attendais à ce qu’elle effleure un morceau de chair semblable. Je pensais que celui d’Adam était au-dehors et que le mien devait être en dedans. Mais il n’y avait rien. Adam n’était pas du tout curieux de moi. En contrepartie, ses cheveux étaient plus courts, pas trop courts non plus, mais pas aussi longs que les miens. Ils ne lui arrivaient qu’aux épaules. Il était hébété. De la tête aux pieds, ce n’était qu’une merde. Pas de la vraie merde. C’est son cerveau qui était façonné dans de la merde. Il déambulait nu, la caméra à la main, avec cette poignée de chair informe qui se balançait en haut de ses cuisses. Son cul était bien roulé. À plusieurs reprises je l’ai touché. Il n’a rien dit. Ou plutôt, il n’y avait rien à dire. Il ne s’occupait pas du tout de moi, il ne touchait rien de mon corps.
Dieu a dit : « Lilith, avance ! Cette fois ce n’est plus une répétition. C’est l’événement même. Toutes les répétitions ne préparaient que cet instant-là. » J’ai dit : « Tu fais tout le temps coupez coupez coupez mais tu ne prends aucune décision. Qui va tenir la caméra ? » Il a dit : « Devine puisque tu es si intelligente. » J’ai dit : « Si mon cerveau fonctionnait je dirais que la caméra doit être tenue par l’un de nous trois : toi, Adam ou moi. » Il a dit : « N’importe quel âne aurait compris que l’appareil sera tenu par l’un de nous. Mais lequel ? » J’ai dit : « Par celui qui donne des ordres sans arrêt, Votre Seigneurie en personne. Il est prévu que c’est Adam et moi qui jouons. Alors prends la caméra, mets-toi dans un coin ou promène-toi autour de nous, et donne tes ordres afin que nous les exécutions. » Dieu a dit : « Comment sais-tu cela ? » J’ai dit : « C’est évident. Je le sais ! De par mon endroit secret, je le sais. Tu veux nous filmer afin de pouvoir montrer ton film aux créatures qui seront là dans cinq ou six millénaires et leur dire : Voyez, si je n’avais pas fait cela, votre génération n’existerait pas. »
Il a pris la caméra dans ses mains. Adam et moi nous sommes allongés nus l’un près de l’autre. Dieu semblait hésiter. Il ne savait pas dans quelle position nous placer. Au départ, la chose n’était pas si précise. Dieu a dit : « Je dis, et vous répétez. » Puis il a dit : « Que la lumière soit et la lumière fut ! » Adam avait beau être stupide, il a dit : « Pas besoin de le dire, ça ! Tout est déjà clair, si clair depuis le début que ç’en est aveuglant ! » Dieu a dit : « Coupez ! Coupez ! Ta gueule ! » Puis il a dit : « Que la lumière soit et la lumière fut ! » J’ai dit : « C’est une évidence ! Pourquoi le dirions-nous ? Et pourquoi le dis-tu toi-même ? » Dieu a dit : « Coupez ! Coupez ! Silence ! » Puis il a dit : « Adam, répète : Que la lumière soit et la lumière fut. » Adam a dit : « Si seulement tout pouvait être aussi simple. Dans quel bourbier sommes-nous tombés ! » Puis il a ajouté : « Très bien. Que la lumière soit et la lumière fut ! » Alors Dieu a dit : « Pourquoi ne faites-vous rien ? Coupez ! Coupez ! Coupez ! » Puis il nous a crié : « Fils et fille de chienne, pourquoi vous ne vous y mettez pas ? » J’ai dit : « Cette scène ne nous concerne pas ! Elle ne me concerne pas ! » Mais Dieu ne semblait pas faire attention. « Elle concerne celle qui arrivera plus tard, Ève, cette rivale que tu amèneras pour Adam. » Dieu s’est mis en colère. Chacune de ses colères provoquait une catastrophe. Cette fois il a brandi la caméra au-dessus de sa tête pour me la lancer à la figure. J’ai couru me réfugier derrière un arbre. Il a baissé sa caméra. Je me suis dit qu’il allait certainement ordonner à ses anges de cruauté de m’écorcher vive. Mais apparemment il voulait faire avancer son affaire, de quelque manière que ce soit. Impossible de deviner son plan. À croire que pour l’exécution des choses à venir, il avait besoin de s’entraîner. J’ai dit : « On dirait que tu perds la mémoire. Tu ne sais même plus que tu dois d’abord nous créer. Selon le scénario que tu serres entre tes mains depuis le commencement de l’humanité, tu dois nous créer au sixième jour. C’est-à-dire créer l’homme et me créer en tant que sa compagne. C’est-à-dire nous créer tous les deux, mâle et femelle. Puis tu dois oublier qu’au sixième jour tu nous as créés. Alors tu dois détacher Ève d’une côte de ce nigaud et lui dire : Je t’ai amené une femme. Tu montreras ainsi que d’abord il y a eu lui, ensuite elle. Alors moi, quel était mon rôle ? » Il a crié : « Oublie cette légende ! » J’ai dit : « Je n’oublie pas. Mais ordonne ! Que je voie quel endroit tu filmes. » Il a ordonné à Adam de s’approcher de moi. « Va te coucher sur Lilith ! » Adam a dit : « Pourquoi faire ? » Il a dit : « Va te coucher sur elle, je te le dirai. » Adam s’est approché de moi. Il a dit : « Dieu a donné un ordre, vas-y, allonge-toi ! » J’ai dit : « Allonge-toi d’abord ! » Il a dit : « Je ne me coucherai pas sous toi. » Dieu était monté dans un arbre avec sa caméra. De là-haut il a hurlé : « Commencez ! Couchez ensemble ! » J’ai crié : « Cette mise en scène de souteneur exige que cet enfant gâté s’allonge au-dessus de moi ! Il est vrai que tu as mis fin au pouvoir des femmes mais ce n’est pas une raison pour que je me couche sous cet âne parvenu. » J’ai pourtant fait mine de céder. Mais dès qu’Adam a été couché sur moi j’ai poussé un hurlement tel qu’il s’est pissé dessus d’effroi. Il m’a inondée aussi. Je l’ai retourné. Je l’ai plaqué sous moi. Soudain j’ai senti que quelque chose se dressait entre ses jambes et me pénétrait. Ça m’a plu. Je me suis cramponnée à cet imbécile d’Adam. Dieu criait : « Coupez ! Coupez ! Coupez ! » Je ne le lâchais pas. Adam dissimulait sa gêne en protestant qu’il ne voulait pas rester couché sous moi. Il s’est relevé. La caméra s’est mise en marche. Adam m’a soulevée et jetée au sol. Puis il s’est allongé sur moi. Mais moi qui connaissais le Nom Suprême je l’ai prononcé. Le monde a été parcouru d’effroyables tremblements. Adam s’est relevé et il a déguerpi. Dieu criait : « Où tu cours, espèce d’âne ? Retourne à ta place ! Je vais tout de suite punir Lilith. » Mais avant qu’il m’ait attrapée, moi qui étais armée du Nom Suprême je m’étais esquivée. Je criais : « Sois courageuse ! Hardie ! » et je courais de toute la force de mes jambes. Je suis sortie du jardin. J’avançais plus vite que le vent. La caméra était restée entre les mains de Dieu. J’ai laissé Adam et Dieu seuls au paradis. J’ai séparé nos destins pour l’éternité.
Non ! Non ! Non ! Non ! Non ! Non ! Non ! Non ! Non !
Ça c’était le premier récit de l’événement. Le deuxième récit est légèrement différent. Il y a toujours la scène avec les trois personnages mais un peu plus loin, à une courte distance, se déroule une scène presque similaire, apparemment avec les mêmes ou d’autres qui leur ressemblent. Puis une troisième et une quatrième scène pointent leur nez, avec de petites variations, un décalage imperceptible, dans des valeurs un peu plus claires ou un peu plus foncées. Dans tous les cas de figure, je suis l’œil de l’événement.
Je me tiens debout au milieu des feuilles de l’univers, au milieu des océans de l’univers, nue comme la foudre, rapide comme la grêle, profonde et infinie comme la chair absente entre mes cuisses. Ma pensée prend sa source dans les endroits invisibles de mon corps et se déverse partout comme une eau de jouvence. [...]
Un jour je me tenais près de l’un des beaux étangs paisibles du jardin. Le ciel du crépuscule se reflétait dans l’eau. Je percevais plus ou moins clairement ce qui était arrivé, ce qui avait eu lieu avant cet événement et qui m’avait laissé une sensation de vide. Le même vide que je sens entre mes lèvres d’en bas chaque fois que je les effleure entre les phalanges de deux doigts. C’est alors qu’une main a surgi de la surface de l’étang, m’a agrippée sur le bord et entraînée au fond. En effet, je n’en suis pas morte. Dans le jardin la mort n’existait pas. Mais je m’enfonçais tête la première au plus profond de l’eau. Je ne savais pas où j’allais. Là encore j’étais ramenée en arrière, un mouvement d’aspiration dans un tuyau qui me tirait et m’emportait sans pitié à reculons. Soudain je me suis aperçue que je me condensais comme toutes les choses alentour, les planètes, les objets, les animaux, les paradis et les enfers, tous les Dieu, Adam et Harécé des autres mondes, et tous, les mondes et moi, nous avons été compressés et réduits jusqu’à n’être plus un point, un point si minuscule que nous avons disparu. Je n’ai jamais oublié cette blessure. Plus tard je la sentais en moi chaque fois que mes doigts touchaient mes lèvres d’en bas. Et mon âme s’embrasait. J’aurais aimé me pencher, poser ma bouche sur la petite langue et la lécher pendant des heures, avoir toujours devant les yeux cette fente, cette déchirure.
C’est après avoir séparé nos deux corps que Dieu a dit : « Allez vous promener dans le jardin et faites ce qui vous plaît. Goûtez à toutes les nourritures et à tous les fruits que vous voulez. » Puis il nous conduit près d’un arbre qui n’est pas différent des autres. Là il nous dit : « Mais ne vous approchez pas de celui-ci et ne goûtez pas ses fruits. » Cet arbre n’avait rien d’extraordinaire. C’était une nouvelle lubie de Dieu. S’il n’en avait pas parlé nous n’aurions jamais eu l’idée de nous intéresser à cet arbre, dans un jardin où des millions d’arbres restent verts toute l’année, où l’on ne ressent ni la chaleur ni le froid, ni le passage des saisons ni le défilé des nuits et des jours. Puis à nouveau Dieu vient nous trouver, il ne lâchait pas l’affaire. Bon sang, tu as créé, tu as séparé, coupé, tu as engendré mille sortes d’angoisses et d’inquiétudes, alors maintenant fiche le camp. Quelle maudite manie tu as de nous manipuler continuellement ? Il dit : « La proposition a changé, un autre récit vient de commencer, et vous devez être racontés aussi selon cette nouvelle version. » Bon sang, combien de fois et de combien de façons allions-nous encore être créés, nous mettre à marcher, à parler... Nous étions épuisés d’être les souris du laboratoire de Dieu.
D’après l’œuvre en persan, inédite en français.
© Reza Baraheni et la compagnie Notoire.
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| June 12
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Sur un air de musique
Un printemps, assis à ton piano, tu jouais du Vivaldi. Très vite j'ai imaginée la prochaine saison dans ton lit, Fascinée !
Tes sonates de Mozart me transportaient, Je restais des heures à ton chevet, Envoûtée !
Chez toi, définitivement, je me suis installée, Au son de Liszt la vie s'est écoulée, Enchantée !
Hélas, seule la musique occupait tes pensées... Et sur un prélude de Chopin je me suis lassée, Attristée !
L'air de Gershwin m'a complètement décidé, J'ai pris la bonne résolution de te quitter, Chagrinée !
Alors je me suis approchée une dernière fois de toi Et doucement j'ai refermé le piano... sur tes doigts, Soulagée !
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| June 10
| Envoyé : 10/06/2007 03:49 |
Le Discours de Mariage
Vous êtes le témoin, et vous devez - c'est la coutume dans la famille ... - vous fendre du discours traditionnel ... "Enfer et damnation !", vouz exclamez-vous ,en nouant votre cravate, et en cherchant vos boutons de manchettes En plus de vous torturer le cou, vous vous torturez les méninges, à trouver quoi leur dire !
Je compatis... Pour vous aider, voici quelques trucs... Avec un peu de pratique, et de mémoire...
Bonsoir à tous !
C'est un grand plaisir pour moi d'être ici ce soir, pour célébrer
le marriage de _______________(INSERER LE NOM DE LA MARIÉE)
avec mon meilleur ami ___________(INSERER LE NOM DE VOTRE EX-MEILLEUR AMI)
Après plusieurs semaines de disputes au sujets des cartes d'invitation
et du plan de table , vous ne le croirez pas, mais le grand jour est enfin arrivé!
En parcourant la salle du regard ce soir, je ne peux m'empêcher de:
( ) sentir l'amour émanant de tous côtés.
( ) me sentir un peu nauséeux.
( ) me sentir grandement supérieur.
En tant que Témoin, j'ai eu le plaisir de rencontrer la plupart d'entre vous pour la 1ere fois cette semaine.
A voir tant d'amis et de membres de la famille se réunir pour cette cérémonie, j'ai réalisé:
( ) qu'une vie en touche beaucoup d'autres
( ) que les gens feraient à peu près n'importe quoi pour un repas gratuit, et un bar ouvert
( ) Je ne suis pas payé pour faire ça
( ) J'ai besoin d'un meilleur agent.
Totu d'abord, au nom des mariés, je voudrais exprimer ma plus profonde
gratitude et mes meilleurs voeux aux parents:
( ) Félicitations. Vous vous êtes surpassés.
( ) Pourriez-vous éloigner la mariée du buffet.?
( ) C'est bon de voir que le gout n'a pas plus d'importance que ça.
Je sais que ça a été une soirée chargée d'émotion.
Mais souvenez-vous que vous ne perdez pas une fille, vous:
( ) gagnez une vie entière de tranquillité et de bonheur
( ) perdez simplement la chance de la voir se marier avec un millionnaire.
( ) gagnez une autre personne à votre charge
Je sais que cela sonne comme un cliché, mais je peux affirmer qu'elle
est une des plus belles mariées que j'ai vues:
( ) La robe n'est dépassée que par sa rougeur.
( ) Le voile est définitivement une antiquité
( ) Dommage qu'elle n'ait pu se marier en blanc.
Pour ceux qui l'ignorent, je suis l'ami du marié depuis:
( ) ces jours bénis d'insouciance à l'école.
( ) Bien avant qu'il ne devienne hétéro.
( ) ...Euh...Quel est son nom, déjà ?
Nous avons partagé quelques expériences étonnantes ensemble,
mais je n'oublierais jamais le jour où:
( ) il m'a dit qu'il allait se fiancer
( ) il s'est fait arrêter pour grossière indécence dans le
dortoir des filles
( ) les résultats des tests sont arrivés...
Je pense qu'il est de ma responsabilité de parler des ex-blondes de mon ami.
Je les ai toutes connues, et je peux affirmer:
( ) qu'au fond du coeur, on sait toujours quand on rencontre la
personne qui nous convient.
( ) que 72 est un nombre chanceux.
( ) croyez-moi, la mariée lui convient mieux que toutes les autres.
( ) à présent elle peut résider légalement dans notre pays.
Dés que j'ai rencontré la mariée , j'ai:
( ) su qu'ils étaient faits l'un pour l'autre.
( ) tiré mon chapeau aux fabricants de gaines amincissantes.
( ) été subjugué par sa grâce, son charme et ses tarifs horaires raisonnables.
A présent, il y a eu beaucoup de parlottes ce soir à savoir "Quand"
ils auraient un enfant. JE peux dire:
( ) Nous nous réjouirons tous de cet heureux évènement.
( ) Dans 4 mois, ça fait un peu tôt, mais que peut-on y faire?
Bien sûr, mon ami, je me dois de souligner qu'à partir d'aujourd'hui,
ta vie sexuelle ne sera plus jamais la même. Parce que :
( ) L'amour et l'engagement donnent une autre signification à tout.
( ) elle sera limitée aux congés et aux anniversaires.
( ) à présent, au moins, tu auras une partenaire humaine.
Si je peux donner un avis, c'est simplement ;
( ) d'essayer de ne jamais aller te coucher en colère.
( ) se souvenir que le divorce est parfois la meilleure solution.
( ) épouser une vierge n'est pas le plus important.
(Levez votre verre, essuyez une larme pour l'effet)
Au nom de tous vos amis présents ce soir, laissez-moi être le premier à dire :
( ) Bonheur et longue vie ensemble !
( ) Le propriétaire du mini-van blanc est prié de le déplacer:
il bloque le passage du camion de bouffe !
( ) A 6 contre 1, dans 6 mois: faites vos jeux !
Et, alors que vous vous préparez à ce long voyage ensemble dans la vie,
je n'ai que 3 mots pour finir:
( ) On vous aime.
( ) Comptes bancaires séparés.
( ) L'Erreur est humaine.
( ) Trés bon buffet
June 09
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| Envoyé : 05/06/2007 03:44 |
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Message à filtre
Bonjour, si vous êtes huissier, policier, des impôts, mon dentiste, ma voisine du dessus, ou si je vous dois de l'argent, vous pouvez raccrocher, les autres, laissez moi un message.
Spécial cambrioleur
Messieurs les cambrioleurs, je suis absent pour l'instant, vous pouvez donc passer. Mais laissez le répondeur! Les autres, laissez un message
Voyage à Acapulco
Bravo ! Vous avez gagné un voyage à Acapulco ! En effet, tous les 500 messages, la maison vous offre un magnifique séjour exotique pour 7 personnes. Il suffit pour cela de nous laisser votre numéro de carte bleue , et son code secret !..................... Non ? bon, on peut toujours essayer, tant pis. Laissez un message, alors.BBIIIP Spécial psy Vous êtes bien chez votre psy....... Allongez-vous, et dites-moi ce que ce bruit vous évoque...BBIIIP
Zapping
Bonjour ! vous allez assister à la première expérience de zapping par répondeur : (zap) Bonjour, vous êtes bien chez Norbert Mich.. (zap) Bonjour, vous êtes bien chez Paul Cas.. (zap) Bonjour, vous êtes bien chez Raymond Durand, mais c'est Ver.. (zap) Bonjour, vous êtes bien chez moi, laissez un message. Merci.(zap) BBIIIP
Choix multiple Bonjour. Pour commander une pizza, tapez sur le 1. Pour jouer au "qui perd nous envoie mille piasses", tapez sur le 2. Pour parler au club des sadiques, tapez sur votre petit frère. Pour laisser un message, attendez le bip, merci.BBIIIP
Je ne vous aime pas
Salut. Je suis certainement à la maison, probablement en train d'éviter de répondre au téléphone à quelqu'un que je n'aime pas. Laissez-moi un message, et si je ne vous rappelle pas... c'est vous.
Le poème Il n'y a personne Pour répondre au téléphone J'avais quelque chose à faire Ou suis parti me distraire Vous pouvez raccrocher Ou me rappeler La solution la plus sage Serait de me laisser un message
Choix muliple
Bonjour, vous avez bien rejoint le numéro que vous avez composé. Afin de bien classer les appels, choisissez une des options suivantes: Pour les problèmes de personnalité, appuyez immédiatement sur le 1 et raccrochez... Pour les problèmes d'ordre émotif, appuyez immédiatement sur le 2 et raccrochez... Pour les problèmes d'ordre amoureux, appuyez immédiatement sur le 3 et raccrochez... Pour tout autre problèmes (incluant le paiement en retard de certaines factures), appuyez immédiatement sur le 4 et raccrochez... Pour ceux qui veulent seulement me dire un petit mot amical et discuter, attendez le bip sonore et laissez vos coordonnées. Merci et bonne journée!
Arrestation
S'il vous plaît, laissez un message. Cependant, vous avez le droit de garder le silence. Tout ce que vous allez dire sera enregistré et pourra être utilisé par nous. Amnésie
Je ne peux pas répondre au téléphone pour le moment car je souffre d'amnésie et je me sens stupide de parler à des gens que je ne reconnais pas. J'apprécierais alors si vous pouviez m'aider en me disant mon nom et un petit quelque chose sur moi. Merci.
Chez moi
Vous êtes bien chez moi.... moi non
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A faire circuler.
Tous ceux qui viennent chez moi connaissent Eric, cet homme qui vit en Corse et qui avait un si beau blog, il y travaillait dur, il s'astreignait à une discipline d'écriture afin de proposer à ceux qui l'aimaient des citations, de la musique, des vidéos et de magnifiques photos.
Oui, vous avez remarqué que je parle au passé, car, figurez vous que son blog aussi, il est passé.
Où me direz vous?
A la trappe, aux oubliettes, pressé, essoré, trituré, bref.......CENSURE.
Et pourquoi me direz vous?
Parce qu'Eric a commis un crime, une abomination, une horreur, une atteinte aux bonnes moeurs, il mérite d'être supplicié en place de Calvi........Il a osé mettre une photo de lui torse et jambes nues avec seulement une serviette lui couvrant le ventre et le sexe!!!!!!!!!!!!!!
Quelle horreur, vous imaginez vous la scène??????? Moi j'en suis choquée, perturbée, je ne m'en remettrais pas!!!!
Bon, vous avez souri à ma description de la chose, mais maintenant plus personne n'a envie de rire car ce qui vient de se passer est grave, très grave.
Eric a été dénoncé, par une âme charitable, bien sûr, par une personne qui n'a pas supporté de voir ce bel homme demi nu.
Cet homme qui souffre déjà suffisament sans qu'on en rajoute par la connerie humaine avait fait de ce blog un bel espace de partage, de parole et de douceur, tout y était respect et culture et, par la faute d'un (e) cul serré(é) nous sommes aujourd'hui privés de ce lieu.
Monsieur ou madame les délateurs utilisez vos talents pour débusquer les pédophiles, les réseaux de prostitution, bref, tout ce qui fait souffrir, mais je vous assure que le blog d 'Eric n'était rien de tout ça.
Ah, j'ai oublié de vous dire .......Il a l'amour des hommes....Lui aussi!!!! Ca ne vous rappelle pas ce qui est arrivé à Olivier?????
Bah, c'est une simple coïncidence, n'est ce pas?
Eric, ne vous laissez pas abattre, recommencez un autre espace, vous savez comme on peut être plus fort après une épreuve, alors .......on avance.
Toute ma tendresse pour vous.
J'ai trouvé ce billet chez VALJEAN, n'hésitez pas à le mettre sur votre blog, il est inadmissible que la censure s'applique ainsi de manière intempestive et abusive. June 08
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Un mec complètement bourré vient sonner avec insistance chez des gens en pleine nuit. L'homme de la maison se lève et demande furieux : - Qu'est-ce que tu veux ? - L'autre lui répond : - Viens me pousser !!! Il faut que tu viennes me pousser !!!! Excédé le propriétaire de la maison lui dit : - Je ne te connais pas, et en plus il est 4 heures du matin, tu me réveilles pour me dire de te pousser et j'en ai pas envie, alors dégage d'ici et ne me déranges plus !!! De retour dans la chambre, il se remet au lit, mais sa femme qui a tout entendu, le sermonne : - Quand même tu exagères, cela t'est déjà arrivé d'être en panne la nuit, tu aurais pu le pousser ce pauvre type. - Ouais, mais il fait froid et en plus il est bourré !!! - Raison de plus pour l'aider, il ne va pas y parvenir tout seul. Non ?? Vraiment, je ne te reconnais pas, je suis très déçue de ton attitude...!!! Son mari, pris de remords, se rhabille et descend. Il ouvre la porte et crie : - Hé mec !!! C'est d'accord, je me suis habillé exprès pour venir te pousser !!! Tu es où ? Et le mec bourré répond :
- Là, sur la balançoire...!!!
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Rendre les femmes heureuses...
Messieurs,
Dans un monde romantique, une seule chose compte, rendre les femmes heureuses. Faites quelque chose qu'elles apprecient et vous marquez des points, faites quelque chose qu'elles n'apprecient pas et vous en perdez. Vous ne marquez pas de points pour ce qu'il est normal de faire... C'est le jeu.
Bareme : -------------
Taches simples
- Vous faites le lit <+1>
- vous faites le lit mais oubliez les oreillers <0>
- vous jetez le couvre lit sur les draps froisses <-1>
- vous laissez le couvercle des wc leve <-5>
- vous remplacez le rouleau de papier toilette quand il est fini <0>
- quand il n'y a plus de papier, vous attaquez les kleenex <-1>
- quand il n'y a plus de kleenex, vous vous glissez jusqu'a la salle de bain <-2>
- vous sortez pour lui acheter des protege-slip parfum printemps, avec double protection...<+5>
- ...mais vous revenez avec un pack de biere <-5>
- - vous vous levez s'il y a un bruit bizarre la nuit... <0>
- -...ce n'est rien <0>
- -...c'est quelque chose <+5>
- -...c'est quelque chose que vous devez assommer a coup de barre de fer <+10>
- -...c'etait son pere <-10>
Vie sociale
- vous restez a cote d'elle toute la duree de la fete <0>
- vous restez a cote d'elle un moment, puis partez boire un coup avec un collegue... <+2>
- ... qui s'appelle Tiffany...<-4>
- ...qui est danseuse...<-6>
- ...qui s'est fait faire des implants <-8>
- vous passez de groupe en groupe en la tenant par la main et en la regardant amoureusement <+1>
- vous la presentez en disant: c'est mon boulet <-5>
- lorsqu'elle vous presente une autre femme, et vous demande si vous la trouvez belle, vous lui affirmez qu'elle est la plus belle <+1>
- lorsqu'elle vous presente une autre femme, et vous demande si vous la trouvez belle, vous repondez: oui, mais elle est nulle au lit <-6>
- cette femme est sa sœur <-90>
- vous buvez un seul verre <0>
- vous buvez plusieurs verres et dansez le tango avec un balai <-2>
- vous buvez plusieurs verres et vous rappelez vaguement que quelqu'un en uniforme a pris vos empreintes <-18>
Samedi apres midi
- vous allez au supermarche ensemble <+3>
- vous allez au supermarche ensemble, vous la laissez a l'entree et vous la rejoignez apres etre alle garer la voiture< +4>
- vous allez au supermarche ensemble, vous la laissez a l'entree et vous allez au bar des sports <-2>
- vous passez l'apres midi a choisir des rideaux et vous faites semblant d'aimer ca <+3>
- vous passez l'apres midi a choisir des rideaux et vous faites la sieste au rayon canapes <0>
- vous passez l'apres midi a faire les courses seul...<+3>
- ...principalement des chips et de la biere <-6>
- vous vous lancez dans des travaux, comme repeindre le portail <+15>
- ou refaire les carrelages <+16>
- ou isoler le sous sol <+18>
- ou ajouter un etage a la maison <+50>
- ou fixer un panier de basket au dessus de la corbeille a linge sale <-6>
- vous rendez visite a ses parents <0>
- vous rendez visite a ses parents et faites la conversation <+3>
- vous rendez visite a ses parents et restez vautre devant la television...<-3>
- -...eteinte <-6>
- vous restez vautre devant la television, a regarder du foot en slip <-6>
- vous ne connaissez rien au foot <-10>
- ce n'est pas votre slip <-15>
Son anniversaire
- vous avez oublie son anniversaire <-20>
- vous avez oublie votre anniversaire de mariage <-30>
- vous avez oublie d'aller la chercher a l'arret de bus... <-45>
- ...qui se trouve en Creuse <-50>
- vous l'emmenez diner en ville <0>
- vous l'emmenez diner en ville, et ce n'est pas au cafe des sports <+1>
- c'est au cafe des sports <-2>
- c'est la soiree choucroute <-3>
- c'est le cafe des sports, c'est la soiree choucroute et vous avez le visage peint au couleurs de votre equipe favorite <-10>
- vous allez dans un charmant restaurant, et vous louez un guitariste de charme <+3>
- vous allez dans un charmant restaurant, vous louez un guitariste de charme, et vous chantez... <+4>
- ...faux <+2>
- ...pas trop mal <+5>
- ...du julio Iglesias, et vous sortez sous un tonnerre d'applaudissements <-2>
- vous lui faites un cadeau <0>
- vous lui faites un cadeau, de peu de valeur <-10>
- vous lui faites un cadeau,et ce n'est pas des chocolats <+2>
- vous lui faites un cadeau, payable sur 12 mois <+30>
- vous lui faites un cadeau, achete a la derniere minute...<-10>
- ...avec sa carte de credit <-30>
- ...deux tailles trop grandes <-40>
Vous sortez ce soir
- vous sortez avec un copain <-5>
- il est marie et heureux <-4>
- celibataire <-7>
- il a une porsche...<-10>
- ...personnalisee <-15>
- vous buvez quelques verres <-9>
- vous rentrez avec une heure de retard <-12>
- vous rentrez avec une heure de retard et vous n'appellez pas <-20>
- vous rentrez a 5h du matin <-30>
- vous rentrez a 5h du matin, en empestant l'alcool et le cigare <-40>
- ...sans pantalon <-50>
- ...avec un tatouage <-200>
Elle sort ce soir
- vous restez a la maison pendant qu'elle sort <+5>
- elle revient tard <+10>
- vous etes encore debout quand elle rentre <+15>
- elle rentre saoule et vous la mettez au lit <+20>
Soiree a la maison
- vous regardez la tv ensemble <0>
- vous louez un film <+2>
- vous louez un film sentimental <+3>
- vous louez un film sentimental et vous restez eveille jusqu'a la fin <+5>
- vous louez un film sentimental et vous vous endormez <-1>
- vous louez un film sentimental, vous vous endormez et vous bavez <-2>
Soiree dehors
- vous l'emmenez au cinema... <+2>
- - ...voir un film qu'elle aime <+4>
- ...voir un film que vous detestez <+6>
- ...voir un film que vous aimez... <-2>
- ...qui s'appelle DEATHCOP 3 <-3>
- ...qui parle de la sexualite des cyborgs <-9>
- vous avez menti en disant que c'etait un film bulgare sur les orphelins de guerre <-15>
Les fleurs
- vous lui achetez des fleurs pour les occasions <0>
- vous lui achetez des fleurs sans qu'il soit besoin d'une occasion <+20>
- vous lui offrez des fleurs sauvages cueillies par vos soins <+30>
- elle attrappe le rhume des foins <-25>
Votre physique
- vous developpez une confortable "brioche" <-15>
- vous developpez une confortable "brioche", mais faites de l'exercice pour vous en debarrasser <+10>
- vous developpez une confortable "brioche", mais vous la cachez sous des pantalons XXL et des chemises hawaiennes <-5>
Finances
- vous depensez de l'argent en achats inutiles <-5>
- vous depensez de l'argent en achats dont elle ne peut se servir <-15>
- comme un avion modele reduit <-20>
- et elle a eu un "petit" cadeau pour son anniversaire <-40>
Conduite automobile
- vous vous trompez de direction <-5>
- vous vous perdez <-10>
- vous vous perdez dans un quartier louche <-20>
- vous vous perdez dans un quartier louche et la voiture est entouree de "voyoux" <-30>
- ils vous connaissent et vous tutoie <-50>
Elle vous demande:
- j'ai grossi? <-5>
- vous hesitez a repondre <-20>
- vous repondez: Ou? <-50>
Communication
- elle veut parler d'un probleme, vous l'ecoutez religieusement <0>
- ...30 minutes <+5>
- ...30 minutes sans jeter de regard a la tv <+10>
- ...parce que vous vous etes endormi <-20>
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Un jeune Italien se rend à confesse :
- Mon Père j'ai péché pour avoir fait l'amour avec une femme facile. - Est-ce toi mon petit Toni Parisi? - Oui mon père c'est bien moi. - Et qui est cette femme avec qui tu étais? - Je ne puis vous le dire, mon Père, de peur de ruiner sa réputation. - Mon petit Toni, comme je finirai bien par savoir son nom un jour ou l'autre tu peux bien me le dire maintenant, - Etait-ce Tina Minetti? - Je ne puis le dire. - Etait-ce Teresa Volpe? - Je ne dirai rien. - Etait-ce Nina Capelli? - Désolé mais je ne dirai pas son nom. - Rosa Di Angelo? - S'il vous plait mon Père comprenez que je dois me taire. - J'admire ta discrétion mais tu as péché et dois racheter ta faute. Pendant 3 mois tu ne pourras plus être enfant de coeur. Va et comporte-toi bien.
A la sortie de l'église Nino le copain de Toni lui demande ce qu'il a eu. - 3 mois de vacances et 4 bons tuyaux
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| | June 07
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| Envoyé : 2006-09-06 08:47 |
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Un monde sans 'noirs'
Il était une fois, un groupe de blancs qui en avaient marre des noirs... Ces Blancs avaient décidé, d'un commun accord, de s'évader vers un monde meilleur. Ils étaient donc passés par un tunnel très sombre pour ressortir dans une sorte de zone nébuleuse au coeur d'une Amérique sans Noirs, où toute trace de leur passage avait disparue.
Au début, ces Blancs poussèrent un soupir de soulagement. Enfin, se dirent-ils, finis les crimes, la drogue, la violence et le bien-être social.
Tous les Noirs ont disparu !!
Mais soudainement, ils furent confrontés à une toute autre réalité, la nouvelle Amérique n'était plus qu'une grande terre aride et stérile ! Les bonnes récoltes étaient rares car le pays s'était jusque là nourri grâce au travail des esclaves noirs dans les champs!
Il n'y avait pas de villes avec d'immenses gratte-ciel, car Alexander Mills, un Noir, avait inventé l'ascenseur et, sans cette invention, on trouvait trop difficile de se rendre aux étages supérieurs!
Il n'y avait pratiquement pas d'automobiles, car c'était Richard Spikes, un Noir, qui avait inventé la transmission automatique!
Joseph Gammel, un autre Noir, avait inventé le système de suralimentation pour les moteurs à combustion interne, et Garret A.Morgan, les feux de circulation!
En outre, on ne trouvait plus de réseau urbain express, car son précurseur, le tramway, avait été inventé par un autre Noir, Elbert R.Robinson!
Même s'il y avait des rues où pouvaient circuler automobiles et autres rames ferroviaires express, elles étaient jonchées de papier et déchets, car Charles Brooks, un Noir, avait inventé la balayeuse motorisée!
Il y avait très peu de magazines et de livres car John Love avait inventé le taille- crayon, William Purvis, la plume à réservoir, et Lee Burridge, la machine à écrire, sans compter W.A. Lovette avec sa nouvelle presse à imprimer!
Vous l'avez deviné ? Ils étaient tous des Noirs !
Même si les Américains avaient pu écrire des lettres, des articles et des livres, ils n'auraient pu les livrer par la poste, car William Barry avait inventé le tampon manuel et Phillip Downing, la boite aux lettres! Le gazon était jaunâtre et sec, car Joseph Smith avait inventé l'arrosoir mécanique, et John Burr, la tondeuse à gazon!
Lorsque les blancs entrèrent dans leurs maisons, ils trouvèrent que celles-ci étaient sombres: pas étonnant, Lewis Latimer avait inventé la lampe électrique, Michael Harvey, la lanterne, Grantville T.Woods, l'interrupteur régulateur automatique !
Enfin leurs maisons étaient sales car Thomas W.Steward qui avait inventé la vadrouille (balai) et Lloyds P.Ray, le porte-poussière!
Leurs enfants les accueillirent à la porte pieds nus, débraillés et les cheveux en broussaille, à quoi fallait-il s'attendre? Jan E. Matzelinger avait inventé la machine à formes de chaussures, Walter Sammons, le peigne, Sarah Boone, la planche à repasser et George T. Samon, la sécheuse à linge!
Les Blancs se résignèrent finalement à prendre une bouchée, dans tout ce chambardement, mais pas de chance, la nourriture était pourrie car c'était un autre Noir, John Standard, qui avait inventé le réfrigérateur ! N'est-ce pas étonnant! Que serait le monde moderne sans contribution des Noirs
Martin Luther King Jr. a dit un jour:
"Quand vous êtes prêts à partir pour le travail, sachez que la moitié de toutes les choses et de tous les appareils dont vous vous êtes servis avant de quitter votre maison a été inventée par des Noirs" Tout ça pour vous dire chers frères et soeurs que l'histoire des Noirs ne se résume pas seulement à l'esclavage! Pensons à Fréderik Douglass, Martin Luther King Jr, Malcolm X, Marcus Garvey et Du Bois!
Diffusez ceci à tout le monde afin que tous sachent la vérité, c'est le minimum que nous puissions faire pour leur rendre hommage ! Comme disait Bob Marley: "Time will tell" (le temps le dira).
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Un jour, quand mes enfants seront assez vieux pour comprendre la logique qui motive un parent, je vais leur dire, comme ma maman méchante m'a dit : ''Je vous ai aimé assez pour vous demander où vous alliez, avec qui, et quand vous seriez à la maison. Je vous ai aimé assez pour être silencieuse et vous laisser découvrir que votre nouveau meilleur ami n'était pas fréquentable... Je vous ai aimé assez pour me tenir plantée là dans le cadre de porte pendant deux heures tandis que vous nettoyiez votre chambre, une affaire de 15 minutes! Je vous ai aimé assez que je vous ai laissé voir la colère, la déception et les larmes dans mes yeux. Les enfants doivent apprendre que leurs parents ne sont pas parfaits. Je vous ai aimé assez que je vous ai laissé assumer la responsabilité de vos actions même lorsque les pénalités étaient si dures qu'elles ont presque brisé mon coeur. Mais surtout, je vous ai aimé assez pour dire NON quand je savais que vous me détesteriez pour ça. Telles étaient les batailles les plus difficiles de toutes. Je suis heureuse de les avoir gagnées, parce qu'à la fin vous y avez gagné, aussi. Et un jour quand vos enfants seront assez vieux pour comprendre la logique qui motive des parents, vous leur direz.
Votre mère était-elle méchante ? La mienne l'était. Nous avons eu la mère la plus méchante du monde entier ! Pendant que d'autres enfants mangeaient des sucreries pour déjeuner, nous avons dû manger des céréales, des oeufs, et des rôties. Quand d'autres ont eu du Pepsi et des Jos-Louis pour le dîner, nous avons dû manger des sandwichs. Et vous pouvez deviner que notre mère nous a fait des dîners qui étaient différent de celui des autres enfants. Ma mère a insisté pour savoir où nous étions en tout temps. On aurait pu croire que nous étions enfermés dans une prison. Elle devait savoir qui nos amis étaient, et ce que nous faisions avec eux. Elle insistait pour que si nous disions que nous serions partis une heure, et bien nous serions partis pendant seulement une heure, ou moins. Nous avions honte de l'admettre, mais elle a eu les nerfs d'enfreindre la loi sur la protection des enfants concernant le travail en nous faisant travailler. Nous avons dû faire la vaisselle, nos lits, apprendre à faire cuisine, passer l'aspirateur, faire le lavage, vider les poubelles et toutes sortes d'autres travaux cruels. Je pense qu'elle se réveillait la nuit pour imaginer de nouvelles tâches à nous faire faire... Elle a toujours insisté pour que nous disions la vérité, juste la vérité, et rien que la vérité. Au moment ou nous sommes devenus adolescents: elle pouvait lire dans nos esprits et avait des yeux tout le tour de la tête. Puis, la vie est devenue vraiment dure !
Ma mère ne laissait pas nos amis juste klaxonner quand ils venaient nous chercher ... ils devaient venir à la porte pour qu'elle puisse les rencontrer. Pendant que chacun pouvait fréquenter un ou une petit(e) ami quand ils avaient 12 ou 13 ans, nous devions attendre d'avoir 16 ans. A cause de notre mère, nous avons manqué beaucoup de choses que d'autres enfants ont expérimentées. Aucun de nous n'a jamais été pris pour vol à l'étalage, vandalisme ou même arrêté pour tout autre crime. Tout était de sa faute!! Maintenant que nous avons quitté la maison, nous tous sommes instruits et des adultes honnêtes. Nous faisons de notre mieux pour être des parents méchants comme maman l'était.
Je pense que c'est ce qui n'est pas correct avec le monde aujourd'hui. Il n'y a pas assez de mamans méchantes !
PASSEZ CE TEXTE À TOUTES LES MÈRES MÉCHANTES QUE VOUS CONNAISSEZ.
(Et leurs enfants ! ! !)
Merci d'être là! | |
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Élisabeth Créations | | June 06
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Hier, aujourd'hui et demain.
Chaque semaine compte deux jours pour lesquels nous ne devrions pas nous faire de souci, deux jours où il ne nous faudrait connaître ni crainte, ni appréhension.
Le premier jour, c'est hier, qui porte le fardeau de ses soucis, de ses erreurs, de ses fautes, de ses bévues, de ses souffrances et de ses chagrins. Hier nous a échappé à tout jamais. Tout l'or du monde ne pourrait le faire renaître. Nous ne pouvons défaire les actes accomplis, les paroles prononcées. Hier est un jour révolu.
L'autre jour qu'il convient de mettre à l'abri des soucis, c'est demain, plein de grandes promesses, de piètres résultats, de malheurs possibles et de fardeaux. Demain échappe à notre emprise. Le soleil se lèvera inexorablement dans la splendeur ou derrière un voile de nuages. Jusqu'à son lever, nous ne pouvons miser sur rien, puisque demain n'a pas vu le jour.
Il ne nous reste donc qu'aujourd'hui. Tous nous pouvons livrer bataille pendant une petite journée. Nous ne faiblissons et ne chavirons que si le poids d'hier et de demain - ces deux terribles éternités - s'ajoutent aux inquiétudes d'aujourd'hui.
Ce ne sont pas les expériences d'aujourd'hui qui nous désespèrent, c'est l'amertume du remords de la veille et la crainte de demain.
A chaque jour suffit sa peine !
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