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    April 30

    ESPOIR

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    VERS UN AUTRE FIRMAMENT

     

    À l’ombre d’un peuplier je me suis allongée
    Pour savourer un peu l’écume de mon naufrage
    Et j’ai fixé l’aorte du ciel décapité

    Son cou ensanglanté vomissait des nuages

    De mon esprit suintaient des rêves de coton
    Des lèvres de satin ouvertes sur l’absence
    Mon âme se peuplait de mirages d’obsession

    Je regardais passer les spectres de l’errance

    Mes prunelles se fondaient en un miroir lacté
    Mon regard de cadavre se tournait vers l’azur
    Mes cils suspendus aux nervures de l’été

    Balayaient le silence de mes pâles blessures

    L’herbe était mon linceul
    La souffrance ma patrie

    Simplement allongée à l’ombre d’un peuplier
    Sur ma peau de brouillard les germes du sursis

    Fleurissaient en un hymne
    De feuillage gercé

    Des visages prenaient forme sous l’haleine du vent
    Il modelait mes songes de son souffle d’osmose
    Pourrissait en mon cœur la dépouille du temps

    Flânaient en ma mémoire des souvenirs moroses

    J’étais ce spectateur couché sur l’existence
    Ce difforme gisant passeur de sentiments
    Dans mon crâne bavaient les morsures de l’enfance

    De nouveau à l’écoute d’un autre firmament

     

     

     

     

     

     

     



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    April 26

    VIE DE MERDE OU VDM

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    Libé a fait un article sur un site internet dénommé "vie de merde", où chacun vient raconter ces soucis.


    «Aujourd’hui,… Vie de merde.» Témoignages.
    QUOTIDIEN : samedi 19 avril 2008
     
    «Aujourd’hui, ça fera un an que mon copain m’a gentiment larguée après m’avoir sautée une dernière fois. Quelques jours plus tard, j’annonce à ma mère qu’il m’a quittée. Elle demande : "C’est parce que t’es grosse ?" Vie de Merde.»
     
    «Aujourd’hui, et après une longue série d’examens, je viens d’apprendre que je suis stérile... Ma femme est enceinte de notre deuxième enfant… Je pense que je vais avoir des questions à lui poser... VDM.»

    «Aujourd’hui, ma fille de 9 ans que j’élève seule devait faire une rédaction sur la personne de sa famille qu’elle admire le plus. Elle a eu 9/10 en composant un texte très émouvant sur Skippy, son cochon d’Inde... VDM.»

    «Aujourd’hui, j’attendais tranquillement un ami à la gare, assis par terre car aucun siège. Un homme âgé est arrivé et m’a insulté comme quoi si la France va mal c’est à cause de chômeurs comme moi qui vivent sur le dos des autres. Je suis étudiant. VDM.»
    «Aujourd’hui, ma copine m’a offert le bouquin : le Sexe pour les nuls. VDM.»

    «Aujourd’hui, pour faire plaisir à mon mari, j’ai mis un porte-jarretelles et des bas résilles, il m’a dit que je ressemblais à un rôti de porc ficelé ! VDM.»

    «Aujourd’hui, je voulais faire peur à ma petite femme , en me cachant derrière une porte et surgir tel un zombie. Elle m’a dit : "Arrête il y a ton ventre qui dépasse." VDM.»

    «Aujourd’hui, mon patron m’a demandé :"Est-ce que je peux te faire une petite critique constructive ?" Je lui ai dit oui. Il me dit alors : "C’est vraiment de la merde ce que tu fais. T’as aucun talent et j’ai du mal à comprendre pourquoi je t’ai embauché." VDM. »

    «Aujourd’hui, mon tout premier stage d’externe en médecine, mon tout premier patient de toute ma vie, il est mort alors que j’étais en train de lui faire une prise de sang. VDM.»

    «Aujourd’hui, ma fille (5 ans) me regarde m’habiller dans la salle de bain et me demande : "Dis maman, quand mes «tétés» auront poussé est-ce qu’ils tomberont comme les tiens ?" VDM.»

    «Aujourd’hui, j’allais annoncer à mon ami que j’étais enceinte. Juste avant notre rendez-vous, ma meilleure amie, en larmes, a débarqué pour me dire qu’elle couchait avec lui depuis deux mois. VDM.»

    «Aujourd’hui, je reçois une lettre de la CAF me signalant que je leur dois 250 euros. Ne comprenant pas ce qui se passe, je décide de les appeler : effectivement il y a une erreur, je leur dois 1 200 euros. VDM.»

    «Aujourd’hui, j’ai reçu deux SMS de ma copine. Le premier pour me dire que tout était fini, le second pour me dire qu’elle s’était trompée de destinataire. VDM.»

    «Aujourd’hui, j’ai mis des commentaires sur mon propre blog avec des pseudos différents pour faire croire aux gens que j’ai des amis... VDM.»

    «Aujourd’hui, comme hier et comme tous les jours depuis vingt-cinq ans, je m’appelle Sandy… Je suis un homme... VDM.»

    «Aujourd’hui, j’ai eu une évaluation de 100 mètres haies. A l’arrivée, la prof me dit : "C’est mauvais ! Comment tu feras si les flics te courent après ?" Je suis Tunisien. VDM.»

    «Aujourd’hui, une amie à moi a décapité son chat en fermant sa baie vitrée. VDM.»

    «Aujourd’hui, j’ai ramené un copain à la maison et j’ai voulu le présenter à mon père. Ne le trouvant pas, j’ai cherché dans toute la maison "Papa ??? Papa ???" Et là, venant des toilettes, la grosse voix de mon père a rugi : "Je chie !" VDM.»

    «Aujourd’hui, mon boss rentre dans le bureau et me demande : "Alors en ce moment t’es sur quoi ?" Je lui réponds : "Sur le départ." Il a dû oublier que je venais de me faire licencier... VDM.»
     
     
     
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    April 19

    NON NON ET NON

    Non à la journée scandaleuse des pédophiles

    stop-childrens_love_day
     
    Je vous propose mon logo à afficher sur vos sites ou blogs, sans obligation bien entendu avec le lien suivant:
      Tout le monde autour de moi est scandalisé. En effet, comment accepter l' inacceptable? Comment peuvent ils oser défiler en pleine lumière  pour revendiquer leurs comportement odieux et célébrer cette fête horrible de la journée des amants des enfants??? Pourquoi les médias sont ils muets? Aidez nous à diffuser largement cette information, au près de votre Mairie, préfet, sous-préfet, vos journaux nationaux ou locaux. Ces journées ne doivent pas passer sous silence. Nous donnons RDV à tout ceux qui pourrons se déplacer le 25 avril place du Trocadéro à Paris.  Sinon, accrochez un ballon blanc ou un tissus blanc à votre voiture, balcon ou autre en signe de solidarité.

    Tous ensemble au Trocadero à Paris de 10h à 18h
     Pour dire NON à la pédophilie  

    On Compte sur vous tous.
    Ensemble on est plus fort !
    Mobilisons nous

     

    Voici quelques liens qui vous montreront que ce n'est pas un coup monté de fort mauvais goût :

     

     
     

    DIFFUSEZ L'INFO MASSIVEMENT, sur vos blogs, sites, forums, à tous vos contacts, votre Maire, vos journaux locaux, les associations de votre ville ou village, les service sociaux et planning familial
    ce n'est que TOUS ENSEMBLE qui nous pourrons lutter contre et agir....! 

     
    Merci pour nos enfants, vos enfants...
     
     
     
     
     
     
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    April 17

    NOS BONS VIEUX MOUCHOIRS

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    Derrière un petit mouchoir : la forêt...
     
     
     
     
    De prime abord, je voulais simplement faire un petit post en clamant haut et fort tout bêtement : « Je milite contre les mouchoirs en papiers jetables : achetez-vous de jolis p’tits mouchoirs en tissu! ». Puis je me suis posée plusieurs questions : faut-il utiliser des mouchoirs lavables qui ont le mérite d’être économiques et a priori non polluants, ou faut-il privilégier les mouchoirs jetables qui permettent un usage quasi unique donc en principe plus propre et plus propice à se débarrasser d’un rhume ? Par ailleurs, les lavables sont-ils si écologiques dans la mesure où il faut utiliser de l’eau pour les laver ? En effet, à grandes échelles est-ce nécessairement moins polluant ? Et si les mouchoirs jetables étaient faits à partir de matériaux recyclés, ne serait-ce pas plus écologique de les utiliser ?
     
     
    Ainsi, derrière un tout p’tit mouchoir se cache toute cette série de questions qui en appellent d’autres ! D'après ce que j’ai vu sur le web, ce débat est récurrent sur nombre de forums écologiques ou relatifs à la santé en général. Voici le fruit de mes recherches sur un sujet qui, vous allez le voir, est en définitive loin d’être minime et sans conséquence !
     
     
    Adoptez les mouchoirs en tissu ou recyclés !
     
     
    Une vrai question d'importance ? Et bien oui, car il ne m'a pas fallu longtemps pour découvrir l'action menée par Greenpeace au Canada contre la Société Kimberly-Clark qui, pour fabriquer les produits Kleenex, l’une des marques de papiers jetables les plus populaires au monde, rase des forêts anciennes, comme la forêt boréale du Canada, et refuse de changer ses pratiques. Vous vous mouchez donc, sans le savoir avec les arbres de la forêt boréale : du papier à usage unique, qu’on jette ensuite à la poubelle...
     

     

     

      

     Ainsi, en Amérique du Nord, moins de 19 % de la pâte qu’utilise Kimberly-Clark pour fabriquer ses papiers jetables (papier de toilette, serviettes de table, papiers-mouchoirs, papiers à mains) provient de fibres recyclées. Le reste provient essentiellement des arbres de forêts millénaires. Dans la plupart des cas, on récolte les arbres de ces forêts en faisant des coupes à blanc, un procédé dévastateur qui consiste à prélever tous les arbres ou presque, dans un périmètre donné. Les coupes à blanc laissent derrière elles un paysage dénudé qui ne peut plus servir d’habitat aux animaux (carcajous, ours, loups, caribous, etc.) ni aux oiseaux dont la survie est directement reliée aux forêts anciennes.

      
     
     
     
    La marque a une démarche marketing incohérente puisqu'elle prétend surfer sur la vague écolo en affirmant, de manière erronée, qu'elle utilise largement des matières recyclées, tout en invoquant par ailleurs, non sans fierté, que les papiers-mouchoirs Kleenex sont faits uniquement à partir de fibres vierges et qu'ils répondent ainsi aux attentes des consommateurs qui veulent toujours plus blanc et plus doux...
     
     
     
     
     
     
     
    Outre cette déforestation dramatique, il convient de rappeler que la majorité des mouchoirs jetables (comme les cotons à démaquiller) sont blanchis au chlore ce qui constitue une autre source d'atteinte à l'environnement mais également un risque allergène pour les personnes à la peau particulièrement sensible. D'ailleurs, sur plusieurs forums, plusieurs personnes indiquent que pour des raisons d'allergies, elles ont dû abandonner leurs mouchoirs en papiers pour revenir aux traditionnels mouchoirs en tissus.
     
    Enfin, il faut savoir que l'industrie du papier est l'une de celle qui consomment le plus d'eau douce et constitue une des plus grandes consommatrices d'énergie au monde.
     
     
     
     
    Des "nids infectieux" ?
     
     
    Il faut croire que beaucoup ignorent l'existence d'un tel ravage écologique engendré par les fabricants de mouchoirs en papier car nombre de professionnels de la santé, ou qui se prétendent comme tels , considèrent que les mouchoirs en tissus doivent être bannis dès lors qu'ils constituent des "nids à germes pathogènes" ici. On peut lire notamment sur le site du magazine Santé : "Préférez les mouchoirs en papier, plus hygiéniques, aux mouchoirs en tissus. Apprenez aussi aux petits à jeter leurs mouchoirs: ce sont de vrais nids infectieux !". Pour ma part, je doute de la valeur pédagogique d'un tel conseil. J'aurai plutôt envie d'apprendre à mes futurs enfants le respect de l'environnemement, les gestes éco-citoyens et la valeur et le respect des choses aussi infimes qu'un petit mouchoir en tissus.
     
     

     

     

    Sur un autre site santé, on conseille même aux femmes enceintes de laver leurs mouchoirs en tissus à l'eau de javel...  . N'est-ce pas un peu exagéré? A moins d'une maladie hautement infectieuse (en dehors d'un simple rhûme), ne suffirait-il pas d'utiliser de l'eau bouillante avec des paillettes de savon de Marseille ?
     
     
    Je ne suis pas convaincue par ces arguments avancés au nom de l'hygiène, d'autant que ceux qui utilisent ces maudits Kleenex (et j'en faisais partie jusqu'à peu) les utilisent plusieurs fois, les oublient dans leurs poches, les jettent n'importe où. Je pense alors qu'il suffit de changer ses mouchoirs en tissus très souvent et de les laver convenablement voire de les faire bouillir pour être sûr, car ce n'est pas si compliqué de les jeter dans l'eau, au préalable bouillie, dans une bassine avec des copeaux de savon de Marseille. J'adopte donc la même solution que pour les cotons à démaquiller: des lavables principalement et subsidiairement un paquet de jetables, mais à base de matière recyclée, dans le sac en cas d'urgence.
     
     
    Que conclure? Et bien, ce que je pensais dès le départ se trouve confirmé après ces quelques recherches, et c'est avec d'autant plus de conviction que j'entends:
     
     
     
    • - Boycotter la marque Kleenex, et toutes les marques qui n'utilisent pas suffisamment de matière recyclée,
    • - Faire connaître autour de moi les dommages causés par ces industriels sur les forêts,
    • - Utiliser de préférence des mouchoirs en tissus, que je changerai aussi souvent que nécessaire et laverai bien soigneusement,
    •  - Apprendre à mes enfants la valeur des petites choses, et même un p'tit mouchoir en tissu, ainsi que le respect de l'environnement."
    •  
     
     Je ne peux que vous inviter à faire de même
     
     
     
     
     
     
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    April 14

    STOP !!!!!!!! LES BIOCARBURANTS AFFAMENT LA PLANETE

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    Spéculation, flambée des prix, pénuries et émeutes de la faim — puisque l’on connaît les causes de la crise, il est grand temps de les éliminer.

    Ce à quoi nous assistons aujourd’hui était parfaitement prévisible. Pas moins de trente-trois pays d’Afrique, d’Asie et d’Amérique latine sont confrontés à des urgences alimentaires et des émeutes de la faim. Il ne fait aucun doute que le monde est menacé d’un « tsunami » alimentaire, qui est la conséquence directe de trois facteurs : la tentative des banques centrales de retarder l’effondrement du système monétaire international en injectant des liquidités financières, la spéculation sur les produits agro-alimentaires et la destruction délibérée de cultures alimentaires pour produire des biocarburants.

    La Banque mondiale vient de publier des chiffres alarmants, montrant que le prix du blé a augmenté de 181% au cours des trente-six mois précédant février 2008 et que, globalement, le prix de la nourriture a augmenté de 83% pendant la même période ! Si nous voulons éviter des émeutes à l’échelle mondiale, la disette pour un milliard d’hommes et de femmes, nous entraînant dans une nouvelle ère de barbarie, il faut immédiatement suspendre toute utilisation de denrées alimentaires pour produire des carburants et mettre en oeuvre un programme d’urgence permettant de doubler la production alimentaire à l’échelle de la planète.

    Des émeutes de la faim ont déjà éclaté dans les pays suivants : Burkino Faso, Cameroun, Côte d’Ivoire, Egypte, Kenya, Libéria, Mauritanie, Mozambique, Nigeria et Sénégal pour ce qui est de l’Afrique, Bolivie, Guatemala, Haïti, Honduras, Nicaragua et Salvador en Amérique centrale et du Sud, ainsi qu’en Jordanie, en Ouzbékistan et au Yémen. Dans bien d’autres pays, une situation similaire se profile. Pour près de deux milliards d’hommes, de femmes et d’enfants qui souffrent de malnutrition depuis des années, cette explosion des prix est une question de vie ou de mort.

    Alors qu’une telle catastrophe était prévisible depuis juillet 2007, date à laquelle l’effondrement financier entra dans sa phase terminale, les émeutes de la faim font soudain l’objet d’innombrables conférences, déclarations et rapports. Cependant, au lieu d’admettre les causes réelles du problème, la presse financière (Economist, Financial Times, Wall Street Journal, etc.), invoquant le dogme de Thomas Malthus, accuse sans vergogne la simple croissance démographique d’une population mondiale en quête d’une alimentation de meilleure qualité. En même temps, elle cloue au pilori des pays comme la Chine et l’Inde, soucieux de protéger leur approvisionnement en nourriture en limitant leurs exportations.

    En réalité, cette crise entérine la faillite de la mondialisation, au nom de laquelle on a contraint bon nombre de pays à main d’oeuvre bon marché à exporter de la nourriture au lieu de satisfaire leur propre demande intérieure. Ceci a encore été aggravé par la fuite en avant dans la production à grande échelle de biocarburants, qui reviennent à transformer des produits de forte valeur ajoutée (maïs, céréales, soja) en produits de moindre valeur. Nul besoin de se convertir au castrisme pour reconnaître que Fidel Castro avait parfaitement raison de prévoir que vouloir couvrir les besoins énergétique de la planète avec des biocarburants risquait de coûter la vie à plusieurs milliards d’individus.

    La débâcle incontestable de l’éthanol a clairement montré que ni les voitures, ni l’environnement, ni l’agriculture ne profitent de cette folie. Quant à l’impact environnemental, force est de constater que les forêts tropicales ont été saccagées et les tourbières asséchées. De surcroît, le prix du fourrage ne cesse d’augmenter.

    Dans ce contexte, il est scandaleux d’entendre nos politiques, aveuglés par leur idéologie, appeler à accroître l’utilisation du bio-diesel. Du point de vue de ses effets sur la situation alimentaire mondiale, le président tchèque Vaclav Klaus a vu juste en qualifiant l’« écologisme » de la plus grande menace pour l’humanité.

    Sommet Inde-Afrique

    Un autre son de cloche s’est, fort heureusement, fait entendre au sommet Inde-Union africaine qui s’est tenu à Delhi les 8 et 9 avril. De nombreux orateurs y ont dénoncé le rôle des biocarburants dans la flambée des prix alimentaires. En effet, comme l’a remarqué un intervenant, depuis 2006, rien qu’aux Etats-Unis, huit millions d’hectares, utilisés jusque-là pour la culture de maïs, du blé, du soja, etc. à des fins alimentaires, servent désormais à la production de biocarburants. En 2008, on estime que 18% de la production céréalière aux Etats-Unis, ainsi que des pourcentages importants au Brésil, en Argentine, au Canada et en Europe de l’Est, seront ainsi gaspillés, alors que des centaines de millions d’hommes sont menacés de famine.

    Mais ce sommet Inde-UA a montré aussi quel type d’approche il faudrait adopter aujourd’hui. Le directeur général de l’Organisation onusienne pour le développement industriel (UNIDO), Kandeh K. Yumkella, a souligné qu’une bonne coopération entre l’Inde et l’Afrique dans le domaine de l’agriculture permettrait de nourrir le monde, car l’Inde dispose de la technologie nécessaire, et l’Afrique, de terres et de main d’oeuvre.

    Il fit remarquer que lors de la « révolution verte » en Inde, dans les années 1970 et 80, la technologie avait permis d’augmenter considérablement et en peu de temps la productivité et, par conséquent, la production céréalière. Il reste cependant à améliorer pareillement le conditionnement et le transport dans la chaîne alimentaire. Le Premier ministre indien Manmohan Singh s’est engagé à aider l’Afrique à surmonter cette catastrophe alimentaire.

    Les dirigeants africains ont sans doute apprécié la différence de ton entre cette rencontre et le sommet UE-Afrique à Lisbonne en décembre 2007, où la chancelière Merkel, entre autres, avait épousé la ligne anglaise de Gordon Brown sur la recolonisation de l’Afrique, tout en refusant de lui accorder une aide concrète. Certes, l’UE a promis de porter son aide commerciale à deux milliards d’euros, mais vu l’ampleur de la crise, et comparé aux centaines de milliards qui sont mobilisés pour sauver les banques en faillite, c’est plus que dérisoire.

    Au lieu de s’inquiéter des projets d’infrastructure entrepris en Afrique par la Chine, la Russie et l’Inde, l’UE ferait mieux d’en prendre exemple et de contribuer à éliminer les causes du problème, à savoir le manque d’équipements infrastructurels.

    En tout cas, la famine qui menace aujourd’hui le monde montre que le système de libre échange est encore plus en faillite que ne l’était le communisme entre 1929 et 1991.

    Que faire ?

    Il n’existe aucun bonne raison de ne pas mettre immédiatement en oeuvre un train de mesures destiné à neutraliser au plus vite ce « choc alimentaire ». L’objectif doit être d’éliminer non seulement la faim, mais aussi la sous-nutrition dont souffrait déjà un tiers de la population mondiale avant l’éclatement de la crise actuelle. Pour cela, nous avons besoin de :

    · doubler au plus vite la production alimentaire mondiale ;

    · cesser d’utiliser des denrées alimentaires pour fabriquer des biocarburants ;

    · construire immédiatement des infrastructures de base en Afrique, Asie et Amérique latine ;

    · fournir des aides globales pour le conditionnement des aliments (chaîne du froid, irradiation, etc.) ;

    · stopper la mise en jachère des terres agricoles ;

    · construire des réacteurs nucléaires à haute température (HTR) pour dessaler l’eau de mer, destinée à l’irrigation ;

    · sous réserve de l’accord des gouvernements souverains concernés, mettre des experts du génie militaire à disposition des agriculteurs et des petits et moyens entrepreneurs.

    Et comme la catastrophe actuelle est une conséquence de l’effondrement du système financier mondial, la question d’une nouvelle architecture financière mondiale, d’un « nouveau Bretton Woods », doit être mise d’urgence sur la table.

    Il serait relativement facile de résoudre le problème, si la volonté politique était au rendez-vous. Nous disposons déjà de toutes les technologies et capacités industrielles nécessaires pour réaliser, en peu de temps, un Plan Marshall mondial, ou un New Deal.

    Les obstacles

    L’oligarchie financière internationale tente actuellement d’ériger un empire mondial, avec pour satrapie, d’un côté de l’Atlantique, une Amérique affaiblie, et de l’autre, une dictature de l’UE sur des nations européennes spoliées de leur souveraineté. Cette oligarchie est déterminée à laisser sombrer le monde dans un « âge des ténèbres » plutôt que d’accepter la réorganisation du système financier et de l’ordre économique préconisée par l’économiste américain Lyndon LaRouche

    Nombre d’entre eux voient même dans la faim un moyen commode pour réduire la prétendue « surpopulation » mondiale. On se souviendra du prince Philip d’Angleterre qui formula le souhait d’être réincarné, après sa mort, en « virus particulièrement mortel » afin de combattre la surpopulation.

    C’est ainsi qu’il écrivait en 1988, dans son livre Down to Earth : « Ce qu’on décrit comme l’équilibre de la nature est l’aptitude de la nature à se limiter. La fertilité et la reproduction créent l’excédent que les pertes annuleront à nouveau. Le pillage, les différences climatologiques, les maladies et la faim – et dans le cas de l’homo sapiens, les guerres et le terrorisme – constituent les principaux moyens par lesquels la population est maintenue sous un certain contrôle. »

    Auparavant, dans une interview à la revue People du 21 décembre 1981, le prince Philip avait affirmé : « La croissance démographique est potentiellement la plus grave menace pour la survie. Nous nous trouvons devant une grande catastrophe, faute de la freiner. (...) Plus il existe d’hommes, plus ils consomment de matières premières, plus ils produisent de la pollution, et plus ils mènent de guerres. Nous n’avons pas le choix. Si la population ne se limite pas de son plein gré, elle sera régulée involontairement à travers la maladie, la faim et la guerre. »

    La famine qui se répand à toute vitesse est un test pour tous les gouvernements du monde. Il est plus que temps de jeter par dessus bord les axiomes politiques responsables de la crise existentielle de notre société actuelle – néolibéralisme, malthusianisme, écologisme, impérialisme et colonialisme.

    Le monde a besoin, au contraire, de nations souveraines oeuvrant ensemble, suivant le principe des traités de Westphalie, c’est-à-dire l’avantage à autrui, pour réaliser les objectifs communs de l’humanité. La condition indispensable est d’adopter la proposition de Lyndon LaRouche pour un nouveau système monétaire et financier.

    Avons-nous, Européens, le courage de nous battre pour cette perspective ?
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
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    April 10

    CA VAUT LE COUP DE LE SAVOIR

     

    Très instructif !
               

    D'ici à la mi-juin, la France aura importé d'Espagne plus de 83 000 tonnes de fraises. Enfin, si on peut appeler «fraises» ces gros trucs rouges, encore verts près de la queue car cueillis avant d'être mûrs, et ressemblant à des tomates. Avec d'ailleurs à peu près le goût des tomates...

    Si le seul problème posé par ces fruits était leur fadeur, après tout, seuls les consommateurs piégés pourraient se plaindre d'avoir acheté un produit qui se brade actuellement entre deux et trois euros le kilo sur les marchés et dans les grandes surfaces, après avoir parcouru 1 500 km en camion. À dix tonnes en moyenne par véhicule, ils sont 16 000 par an à faire un parcours valant son pesant de fraises en CO2 et autres gaz d'échappement. Car la quasi-totalité de ces fruits poussent dans le sud de l'Andalousie, sur les limites du parc national de Doñana, près du delta du Guadalquivir, l'une des plus fabuleuses réserves d'oiseaux migrateurs et nicheurs d'Europe. 

    Il aura fallu qu'une équipe d'enquêteurs du WWF-France s'intéresse à la marée montante de cette fraise hors saison pour que  soit révélée l'aberration écologique de cette production qui étouffe la fraise française (dont une partie, d'ailleurs, ne pousse pas dans de meilleures conditions écologiques). Ce qu'ont découvert les envoyés spéciaux du WWF, et que confirment les écologistes espagnols, illustre la mondialisation bon marché. 

    Cette agriculture couvre près de six mille hectares, dont une bonne centaine empiètent déjà en toute illégalité (tolérée) sur le parc national. Officiellement, 60% de ces cultures seulement sont autorisées; les autres sont des extensions «sauvages» sur lesquelles le pouvoir régional ferme les yeux en dépit des protestations des écologistes.


     Les fraisiers destinés à cette production, bien qu'il s'agisse d'une plante vivace productive plusieurs années, sont détruits chaque année. Pour donner des fraises hors saison, les plants produits in  vitro sont placés en plein été dans des frigos qui simulent l'hiver, pour avancer leur production. À l'automne, la terre sableuse est nettoyée et stérilisée, et la microfaune détruite avec du bromure de méthyl et  de la chloropicrine. Le premier est un poison violent interdit par le protocole de Montréal sur les gaz attaquant la couche d'ozone, signé en 1987 (dernier délai en 2005); le second, composé de chlore et d'ammoniaque, est aussi un poison dangereux: il bloque les alvéoles pulmonaires.


    Qui s'en soucie? La plupart des producteurs de fraises andalouses  emploient une main-d'oeuvre marocaine, des saisonniers ou des sans-papiers sous-payés et logés dans des conditions précaires, qui se réchauffent le soir en brûlant les résidus des serres en plastique recouvrant les fraisiers au coeur de l'hiver. 
    ... Un écologiste de la région raconte l'explosion de maladies pulmonaires et d'affections de la peau.


     Les plants poussent sur un plastique noir et reçoivent une irrigation qui transporte des engrais, des pesticides et des fongicides. Les cultures sont alimentées en eau par des forages dont la moitié ont été installés de façon illégale. Ce qui transforme en savane sèche une partie de cette région d'Andalousie, entraîne l'exode des oiseaux migrateurs et la disparition des derniers lynx pardel, petits carnivores dont il ne reste plus qu'une trentaine dans la région, leur seule nourriture, les lapins, étant en voie de disparition. Comme la forêt, dont 2 000 hectares ont été rasés pour faire place aux fraisiers. 


    La saison est terminée au début du mois de juin. Les cinq mille tonnes de plastique sont soit emportées par le vent, soit enfouies n'importe où, soit brûlées sur place.  

     ... Et les ouvriers agricoles  sont priés de retourner chez eux ou de s'exiler ailleurs en Espagne. Remarquez: ils ont le droit de se faire soigner à leurs frais au cas ou les produits nocifs qu'ils ont respiré ... 
    La production et l'exportation de la fraise espagnole, l'essentiel étant vendu dès avant la fin de l'hiver et jusqu'en avril, représente ce qu'il y a de moins durable comme agriculture, et bouleverse ce qui demeure dans l'esprit du public comme notion de saison. Quand la région sera ravagée et la production trop onéreuse, elle sera transférée au Maroc, où les industriels espagnols de la fraise commencent à s'installer. Avant de venir de Chine, d'où sont déjà importées des pommes  encore plus traitées que les pommes françaises... 

     

    Tout en nous prenant pour des cons toute l'année, on nous empoisonne.

     

    Qui veut des fraises ?????

     

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