|
|
February 25
|
T'en souviens-tu, Grégoire, de la maison des feuilles Où nous nous retrouvions chaque vendredi soir ?
Tu apportais toujours un brin de chèvrendeuil Moi une serpe bleue, un gant et un miroir.
T'en souviens-tu, Grégoire, des sentiers sous-marins Où nous nous promenions parmi les goémons ?
Tu cachais une église dans le creux de ta main Moi je sonnais les cloches de la perturbation.
T'en souviens-tu, Grégoire, des phrases interdites Que nous distribuions au vent imprononçable ?
Tu déroulais les cordes des lyres inédites Moi je perçais le cœur des lettres indomptables.
Nous possédions si peu que nous partagions tout Et nous dressions la table de l’imagination,
Je construisais ma cage dont tu étais l’écrou, J’étais la mélodie et toi la partition.
De la maison des feuilles nous étions les nervures Des sentiers sous-marins : le sable solitaire…
Nos mains entrelacées scellaient la dictature De l’amour enterré et des liens éphémères.
Pourtant l’amour existe, t'en souviens-tu Grégoire De la réalité qui croulait sous nos songes,
De cette poésie que nous avions apprise Pour nous débarrasser de l’ombre du mensonge ?
Nos pupilles n’étaient que sueur et tendresse, Et nos masques revêtaient l’apparence d’un visage
Lorsque nous nous aimions avec maladresse Et que nous soutenions les spasmes de l’orage.
Te souviens-tu, Grégoire, du curieux arbrisseau Que nous avions planté un jour de solitude ?
Aujourd’hui jusqu’au ciel s’étendent ses rameaux : Ils viennent chatouiller l’immonde plénitude.
T'en souviens-tu, Grégoire, du parfum de la ville, Des impasses muettes, des trottoirs éventrés ?
Et des yeux fatigués des immeubles inutiles Qui à travers la brume semblaient nous observer ?
Enfants de la campagne, nous n’étions pas à l’aise Lorsque nous franchissions les murs de la cité :
Nous étions des nuages, fille et fils des falaises… Et la suie de la ville nous ne pouvions supporter.
Et tu le sais Grégoire que nous étions les mêmes Que nous suivions les traces du même double arraché,
Tout s’écrit et s’efface, les malheureux qui s’aiment Aux griffures de l’espoir semblent être prédestinés…
Nous avions décidé de vieillir ensemble Remplis de certitudes du haut de nos sept ans,
Et moi j’avais sculpté dans une branche de tremble Une bague toute simple sans rubis ni diamant.
Ton regard à jamais est gravé dans mon âme Ton odeur où que j’aille ne me quitte jamais
Que ma plume semble sèche Non je n’ai plus de larmes
Le temps n’existe pas, qui pourra oublier ?
| | | | | | | | | | | | | | | | | February 22
|
Comment fonctionne notre cerveau ? Pourquoi retient-on telle ou telle chose ? Pourquoi certains retiennent plus que d’autres ? Mécanique ô combien complexe que cette architecture cérébrale, gérant les émotions, les sens, la mémoire, analysant en permanence, triant, classant toutes les informations du passé et du présent pour en déduire un futur, cette chose essentielle à l’homme mais aussi à l’animal, ce centre vital de notre corps coordonne tout et pour tout. Je n’ai pas l’intention de décortiquer le cortex, encore moins d’en établir le fonctionnement réel par manque de capacités et de connaissances. Non, je me limiterai simplement à en déduire, à en deviner les aspects et surtout, à m’émerveiller devant cette puissante machine. Quand à réfléchir aux différences entres individus, voilà encore un sujet peu facile pour le traiter ici.
Le cerveau donc. Belle machine que ce machin là. Capable du pire comme du meilleur, variable dans sa capacité ou plutôt dans la capacité de chacun à utiliser sa pleine capacité ou du moins celle de son cerveau… Alors, les fameux neurones, ces célèbres cellules grises peuvent donc se remplir, se vider, stocker indéfiniment ou sur très peu de temps les informations reçues pour les restituer plus tard à condition que les connexions soient établies entres-elles. Et c’est là que le bat blesse, et non que le bas blesse, sinon, votre cerveau est bien bas… Notons au passage que neurone est masculin, que cellule grise est féminin, et qu’à trop cogiter vous risquez d’avoir le cerveau en ébullition… J’en connais un qui surchauffe parfois, mais ça doit être aussi parce qu’il cherche trop la solution dans la complication… or, de tous temps, la solution a été dans le problème et non l’inverse. Si votre solution a un problème vous pose problème, c’est que ce n’est pas là la solution… Pas de solution, pas de problème et à chaque problème sa solution. D’ailleurs, on peut solutionner un problème sans problème, mais pas l’inverse…
Je suis plus prudente avec certaines formulations du passé qui quelque part me posent problème :
On parle d’un écervelé, ce qui pour moi est difficile à imaginer… Ce mot bien français, désigne toute de même l’action d’ôter la cervelle… A choisir, je préfère celle d’un animal que la mienne.
On parle de mettre du plomb dans la cervelle. Cette opération s’avère à fort risque et certains qui ont voulu la réaliser ont rejoint le cas précèdent… De plus, le plomb a été retiré de notre vie quotidienne pour sa nocivité. Raison de plus pour s’abstenir.
On dit avoir le cerveau en ébullition… Je n’ai jamais vu de fumée sortir ni entendu des échappements gazeux inhérents à ce surrégime bien qu’usant parfois fortement des quelques connexions encore en ma disposition… Serait-ce pour cela que certains perdent leurs cheveux plus vite ?
Avouez que tout cela devient troublant ! Nos anciens d’habitude, nous ont transmis meilleures connaissances, mais là, leurs expressions me paraissent bien peu coller à la réalité. Ce ne sont pas là phrases de cerveaux, ou alors, ils étaient enrhumés de ce fameux rhume de cerveau… En tout cas, cerfs ou veaux, cela ne change en rien, évitez donc de tenter d’ôter votre cervelle, même pour la laver, ce n’est pas là, la méthode du lavage de cerveau, évitez d’y introduire du plomb sous peine de maladie mortelle et veillez à bien le refroidir pour lui éviter la surchauffe… Je n’ai pas dit de ne pas réfléchir : L’exercice, pour le cerveau comme pour le corps, est indispensable à l’entretien et au développement. Un cerveau, ça se muscle aussi !

| | | | | | |
February 20 Attention à ne pas toucher , car eux ne sont pas des privilégiés !!!!!!! PREPAREZ VOUS A TRAVAILLER POUR EUX
Pour chaque député non réélu, les Français devront payer 417 120 euros = 60 mois x 6952 euros. C'est la nouvelle indemnité chômage des députés ! Repris ce matin sur RMC par JJ BOURDIN qui souligne que les élus de la gauche à la droite sont tous d'accord ! La plupart des médias n'en parlent pas ! A l'issue des 5 ans d'indemnités, les députés non réélus percevront " à vie " 20 % de ce traitement : Soit 1390 euros par mois. Alors, faîtes des efforts, travaillez pour payer des impôts qui serviront à payer les "golden parachutes" de nos députés.
Mais pourquoi 5 ans ? C'est précisément le temps d'une alternance législative. Ce vote est intervenu au moment où les candidats nous parlaient des efforts que devront consentir les Français pour réduire la dette et dénoncaient le train de vie dispendieux de l'Etat ! L'information sur la nouvelle indemnité "chômage" des députés a été révélée par "Le Canard Enchaîné" le 7 février 2007. Puis reprise et précisée par le Midi Libre, le 1er Mars 2007.
Curieusement, ce sont les seuls médias à en avoir parlé. Silence total du côté des télés, radios ou des autres journaux, habituellement pressés de dénoncer les parachutes en or de certains grands patrons (certes avec raison...).
Pourquoi se taisent-ils sur cette affaire ? Sans doute parce que cette loi a été votée en douce, par tous les groupes politiques, UMP, PS, UDF et PCF, qui savent parfaitement s'entendre lorsqu'il s'agit de s'octroyer des avantages sur le dos des Français.
Avant de quiter son perchoir, Jean-Louis Debré a fait voter à l'unanimité et dans le silence complet, une loi pour que désormais, un député non réélu touche pendant 60 mois au lieu de 6 mois son indemnité mensuelle nette qui est à ce jour - selon info sur site Assemblée nationale - de 5178 euros, soit 6 952 euros Brut. Chaque député non réélu coûte donc aux Français 417 180 euros sur 5 ans ! Sans parler ce ce qu'il Leur coûtera " à vie " ! Ces indemnités ont été attribuées aux députés et définies par l'ordonnance N° 58-1210 du 13 décembre 1958. L'indemnité de base est calculée "par référence au traitement des Fonctionnaires occupant des emplois de l'État classés dans la catégorie présentement dite hors échelle. Elle est égale à la moyenne du traitement le plus bas et du traitement le plus élevé de cette catégorie", Ce qui correspond au traitement d'un conseiller d'État ayant moins d'une année d'ancienneté dans son Grade. S'y ajoute l'indemnité de résidence, comme pour les fonctionnaires, au taux de 3 %. Selon l'article 2 de l'ordonnance précitée : "L'indemnité parlementaire est complétée par une indemnité dite de fonction". Le montant de cette indemnité est égal au quart du montant de l'indemnité parlementaire (indemnité Parlementaire proprement dite majorée de l'indemnité de résidence)
Depuis le 1er février 2007, les indemnités mensuelles brutes sont les suivantes : - Indemnité de base : 5 400, 32 euros - Indemnité de résidence (3 %) : 162, 01 euros - Indemnité de fonction (25 % du total) : 1 390, 58 euros Soit brut mensuel 6952, 91 euros .
Retenues obligatoires devant être déduites du brut mensuel diverses retenues : - Cotisation à la caisse des pensions pendant les 15 premières années de mandat : 1 153, 08 euros - Contribution exceptionnelle de solidarité : 55, 62 Euros - Contribution sociale généralisée et contribution au remboursement de la dette sociale : 539,55 euros - Cotisation au fonds de garantie de ressources : 27,00 euros Soit net mensuel 5 177, 66 euros.
Avant de quitter la présidence de l'Assemblée Nationale, Jean Louis Debré, nouveau président du Conseil constitutionnel, a fait un joli cadeau à ses amis députés de tous les partis !
Bien entendu cette généreuse "indemnité chômage" est totalement inconditionnelle, et l'heureux bénéficiaire de cette jolie rémunération de 5 ans, n'est tenu à aucun engagement quelconque, comme par exemple justifier de la recherche d'un nouvel emploi, d'une visite mensuelle auprès d'un conseiller ANPE, ou d'une activité justifiant cette "aide sociale"... Bref, tout ce qui est demandé à des chômeurs ordinaires.
Voilà de quoi crève la République, de la corruption de ses élites, car évidemment aucun parti n'a protesté, vu que tous bénéficieront des largesses de M. Debré.
Si vous êtes scandalisé et refusez d'être pris pour un con, Diffusez au moins ce message!
Sinon contentez-vous de payer ! Car depuis, notre Monarque a largement augmenté la dîme et la gabelle ! Vive la République bananière ! Vive la France ! February 17
|
Elle ne parle pas vraiment Marche la tête baissée Elle a peur des gens Elle a peur d'exister
Son regard se perd Dans le creux des nuages Sans amour sans repères L'hideux la dévisage
Déjà sept longues années Passées à reconstruire Cette passerelle de fumée Qui enjambe l'avenir
Olivia ne pleure pas Les sanglots enlisés Dans la boue de ses pas Refusent d'éclater
Elle n'aime pas l'école Car elle n'y apprend rien Elle hait les farandoles La marelle et les chiens
Elle décapite parfois Une de ses poupées Les chatons elle les noie Juste pour s'amuser
Olivia joue la nuit À l'écart du monde Elle n'a aucun ami Elle adule l'immonde
Bienvenue sur la Terre Enfant du désespoir Effacée la lumière Olivia prie le noir

| | | | | | | February 15
Lettre ouverte au Président de la République.
Non à l’obligation de compassion pour les enfants
Monsieur le président, Vous avez déclaré avoir « demandé au ministre de l’Education nationale de faire en sorte que,
chaque année, à partir de la rentrée scolaire 2008,
tous les enfants de CM2 se voient confier la mémoire d’un des 11 000 enfants français victimes de la Shoah ».
Eh bien non, Monsieur le président,
je n’accepterai pas que mon enfant soit soumis à une obligation de compassion sur le malheur passé
et les crimes des hommes à travers les siècles :
à cet âge, on a encore le droit de croire que les hommes ne sont pas tous mauvais et d’ignorer les horreurs du passé.
A cet âge, Monsieur le président,
on n’a pas à se flageller le corps et l’esprit pour expier les crimes des générations précédentes,
parfois lointaines : on est insouciant et heureux,
et l’esprit ainsi prêt à accepter la liberté future à travers les difficultés de la vie.
Cette entreprise de contrainte psychologique et émotionnelle des enfants, dans la suite de la lamentable lecture de la lettre du malheureux Guy Môquet,
dans une logique d’abrutissement compassionnel,
ne peut amener que trouble dans les esprits des enfants et violences en retour.
Nos enfants, Monsieur le président, n’ont pas à se sentir responsables ni concernés
par les horreurs du passé.
Surtout pas :
voulez-vous donc qu’ils soient choqués et affligés,
ou a contrario qu’ils rient de ces abominations pour se protéger ?
Imaginez-vous ce que pourrait être l’état d’esprit d’un enfant de 10 ans à qui on dirait :
voilà, mon enfant, ce petit garçon, dont voici les nom et prénom,
a été persécuté, affamé, battu, puis gazé par les nazis ; tu dois penser à lui ?
Veux-tu des détails, voir des photos, des films montrant ces malheureux ?
Et pourquoi donc les seuls enfants français ?
Les enfants juifs allemands réfugiés en France,
les enfants de résistants italiens ou allemands ont-ils démérité ?
Quel est ce curieux nationalisme de la douleur ?
Alors, que faudra-t-il, après ce commencement ?
Que chaque élève de CM1 « se voie confier la mémoire »
d’un petit Rwandais victime du génocide ?
Que chaque élève de CE2 « se voie confier la mémoire » d’un petit Arménien massacré ?
J’appelle tous les citoyens,
jeunes et vieux,
croyants et incroyants,
parents ou non,
de toutes origines et de toutes idées,
à protester contre ce projet dont la réalisation serait un évident abus de pouvoir de l’Etat.
Monsieur le président,
laissez vivre nos enfants.
Ne rendez pas des innocents responsables des épouvantables meurtres d’autres innocents.
Qui êtes-vous pour vouloir leur enlever la joie ?
Lettre trouvée sur le Net et que je défends !
SIGNER LA PETITION MERCI EN CLIQUANT SUR LE TABLEAU
Vous pouvez bien entendu prendre ce billet et le mettre sur votre blog, ainsi que le faire passer à vos amis, si vous vous sentez concernés
BRIGITTE February 10
|
C’est à l’intersection de la rue Saint Tristan Et du boulevard Mantra que commence cette histoire
De ma plume gercée pleurent des glaives hésitants Tandis que je sépare les cils de ma mémoire
Mon corps avait neuf ans mon cœur en avait cent Et je me nourrissais des rêves de Stevenson
En sourdine j’essayais de jouer à l’enfant Mon âme silencieuse traquait les mégaphones
Quand je me réveillais j’allais à la fenêtre De ma chambre décorée des guirlandes de l’ennui
Je regardais passer des putes et des prêtres D’éclatantes silhouettes et des visages en pluie
Des voitures qui fumaient je notais les couleurs Sur le coffre de bois où se terrait ma vie
Dans mon crâne hurlaient des cendres de moteurs Le matin je crachais les espoirs de la nuit
Et dans mon estomac la conscience du Monde… Je vomissais parfois des flaques d’insomnie
Je comptais un à un les cheveux des secondes Le masque du présent : mon plus fidèle ennemi
Je voulais me marier avec la statue Sur laquelle chiaient les colombes d’en face
J’avais emprisonné ses yeux de marbre nu Dans mon coffre de bois aux pâleurs de nasses
Pour aller à l’école j’empruntais le sentier Des éclats du bitume et des merdes de chiens
De la mélancolie moi j’étais la rentière Je n’avais que neuf ans et des larmes sur les mains
En classe je m’asseyais sur le banc du départ Quand survenaient les maths j’écrivais des poèmes
Au rendez-vous des mots je ponctuais mes retards De virgules agressives qui cherchaient leur emblème
De la misanthropie j’étais cette militante Convaincu par instant de son unicité
Le regard voilé d’une bruine de sang Le courage naissant mais la tête baissée
Nous étions déjà tous les esclaves du paraître Nous savions encenser la parole des vainqueurs
Quand certains conjuguaient les perles du verbe être D’autres du verbe avoir entretenaient la lueur
Oui je fus cette éponge des émois quotidiens Qui absorbait la sève des destins dépecés
Quand on m’interrogeait je disais que demain Devrait être un bon jour pour mes phrases passées
Je quittais le tableau pour retrouver mes murs Sur lesquels s’étalaient les glaires du bonheur
Une chemise tachée sur une peau de blessures Un stylo défectueux et l’horloge des leurres
En guise de goûter l’amertume du réel Sur ma langue gisait le miel du chagrin
Mes joues étaient souillées d’amours artificielles J’excisais le hasard pour exister demain
L’ombre remplace l’albâtre à coups de souvenirs C’est à l’intersection de la rue Saint Tristan
Et du boulevard Mantra que s’étouffe ma lyre Car avant de mourir je serai une enfant

| | | | February 07
|
Tremblements économiques, secousses à répétition, le monde découvre que de grands dirigeants ont mangé les plus grosses parts d’un gâteau monétaire. Tels des gamins chapardant la nourriture avant de passer à table, ces vilains patrons ont osé vendre leurs parts avant que la crise connue de tous soit officiellement publiée. Marché de dupes, société capitaliste et capitalisée, aujourd’hui menacée d’être décapitée par une autorité qui, au temps des événements, pour ne pas dire des actions, a su autoriser la vente… Scandales à répétition, contexte international difficile, parité euro - dollar pas si impartiale que cela, que fait-on des employés, de ces grains de sables bien loin de coincer la machine, qui peu à peu se démobilisent. Spirale dangereuse, l’avion vole de trou d’air en trou d’air, pour combien de temps encore ?
Mon propos n’est pas de faire un traité d’économie, ni une analyse comparative entre les différents pays du globe, je n’en ai pas les compétences et ne suis pas attirée d’ailleurs par ce milieu. Aujourd’hui, nous privatisons tout, jusqu’au club de foot même, tout s’achète, tout se vend comme un simple bien matériel au détriment des forces vives, des humains qui font encore pour quelques temps fonctionner la machine. Tout est mis aux enchères, les actions comme les objets, je n’ai pas besoin de citer les sites nombreux à s’enrichir sur le sujet. Quand on voit combien certains sont prêts à mettre d’argent dans une place de concert, de stade, pour un objet, pour être le premier à voler dans un A380, on peut mesurer la folie de notre monde, le déséquilibre de richesse qui existe et se creuse un peu plus chaque jour, la différence de stature dans nos sociétés. L’impression folle que ces chiffres tellement astronomiques qu’ils ne veulent plus rien dire pour nous, ne représentent qu’un argent de poche que des garnements trop riches ne savent même plus dépenser et dont ils cherchent à se débarrasser pour mieux accueillir les nouveaux billets du jour.
Non, mon propos serait plutôt de noter l’hypocrisie ambiante devenue qualité première pour réussir dans notre société. Savoir être hypocrite, ne pas avoir peur de s’entourer de fusible à faire sauter dès la première secousse. Aujourd’hui on accuse des dirigeants d’avoir profité du système, mais encore une fois, que fait-on pour que le système n’autorise plus ce genre de dérive ? Je ne suis pas avocat de la défense ni accusateur public, je ne suis pas partie prenante d’un ou l’autre, mais encore une fois, on soigne les conséquences du mal sans chercher à supprimer les causes. Lorsque nous avons mal, nous prenons un anti-inflammatoire, merveilleux produit masquant soulageant la douleur mais qui ne soigne en aucun cas la cause. Dans certains cas cela est pire, la cause empire, bien cachée par le médicament pris, jusqu’au jour il est trop tard pour intervenir dans de bonnes conditions.
Allons-nous longtemps continuer ainsi à poser des emplâtres sur des jambes de bois, à traiter à l’euphorisant notre société ? Allons nous attendre qu’il soit trop tard pour s’apercevoir qu’il est trop tard ? Et si nous profitions de ces scandales à répétition pour mettre un bon coup de pied dans la fourmilière, et repartir sur des bases saines. Même si cela coûte, cela coûtera moins que d’attendre et que d’essayer de ranimer des cendres.Amer constat, mais l’économie est le nerf de notre société. Ambiance. Journée grise. Vivement les vacances, du moins, se couper un peu de cette actualité peu reluisante.
| | | | | |
February 04
|
Restons actuels, ou plutôt, l’adverbe pas le chien, restons dans l’actualité… Aux dernières nouvelles l’ancienne première dame de France souhaiterait se marier avec son amant actuel et passé puisqu’elle est restée fidèle à ses premières amours préélectorales, un temps mis de côté, le temps d’honorer ou d’inaugurer le costume de première dame de notre beau pays. Soit, me direz-vous. Certes, mais là, ne voilà t’il pas un prétexte suffisant à notre premier homme de France pour lui griller la politesse et se marier avant ? Bon, la dame connue durant cette période préélectorale n’ayant pas été retenue ou plutôt, l’adverbe toujours et toujours pas le chien, elle n’a peut-être pas voulu attendre voire même, choix ô combien cruel de l’existence, elle s’aperçut en son temps, que les astres n’étaient pas en phase, quel désastre ! Heureusement, une belle princesse, du genre affamée si on en croit son CV, passa par-là, et croisa le regard du petit homme aux hautes fonctions… Quel joli conte de fée ! D’ailleurs, l’histoire se passe non pas de commentaires, mais non, l’histoire se passe chez l’ami Mickey… Tiens, encore un américain ! Notre homme épris est pris d’une envie irrésistible de griller son ancienne moitié devant l’autel. Autrefois, on parlait de brûler sur l’autel, là, on grille devant… Autres temps, autres mœurs…
Bref, voici les derniers ragots, ou commentaires, ou constatation, bref, vous savez ces petites choses anodines et sans importances, qu’on se raconte chez le coiffeur, qui vous trotte dans la tête et vous font oublier que le beurre a encore augmenté. Pourquoi le beurre ? Et bien, je ne sais pas, peut-être un souvenir de tartine dans un coin embrumé de mon cerveau. De toute façon, le pain aussi a augmenté, le carburant, les céréales, la farine, tout quoi ! Et puis, c’est un exemple comme un autre que j’ai glissé là, comme ça, dans la phrase. Glisser du beurre au lieu de glisser dessus, avouez que c’est osé, non ? De toute façon, voilà bien un exemple qui compte pour du beurre. D’autant plus que ce matin, je n’ai pas beurré mes tartines ! Qu’ai-je donc mangé ? Ah oui ! Des petits beurres ! Et oui, ces chers (encore ?) gâteaux de mon enfance au goût si inimitable, aux parfums de souvenirs lointains, seuls ou tartinés de nutella… Mais bon, je ne suis pas là pour vous mettre l’eau à la bouche, mais pour savourer avec vous cette actualité croustillante, ou presque ! Simple information masquant bien des réalités plus sombres et nettement moins sucrées… D’ailleurs, les petits beurres ne sont pas si croustillants…
Donc, voilà l’histoire, point de quartier du Mistral en fond de décor (elle est pas belle la vie ?), Non, décor Elyséen, parisien même d’un point de vue (et image du monde ?) Provincial, quatre acteurs, le jeune premier, sa femme destituée et la belle chanteuse… Quatre ? Ah oui, si les trois mousquetaires étaient quatre, la tradition persiste ! Reste le publicitaire, plutôt (encore ! Ben oui, et toujours pas le chien !) Je disais donc plutôt caché en Suisse, ce beau pays aux courbes et à la fiscalité magnifique quand on a de l’argent… Série à succès, commencée bien avant le 6 mai, histoires à rebondissements, non pas cantonnées sur une seule et même chaînes, mais sur tous les médias possibles et mondiaux, au point de voir des pays refuser d’accueillir le prince et la chanteuse, et d’autres s’enorgueillir d’être ainsi rattachés à la couronne de France… La cour du roi ? non, point du roi, du prince héritier des lambris de notre cinquième (et dernière) république, le despote et sa cour, ou désormais les chanteuses remplacent les troubadours…
Souriez, mais point trop, ce n’est point là fiction. Le pouvoir aiguise les appétit et attire les alouettes. A trop briller, on éblouit si fort que les yeux se plissent et se ferment, parfois à jamais. A trop se moquer du peuple, un jour il gronde d’une seule voix et réclame autre chose que de la soupe télévisuelle. L’histoire, notre histoire, celle de pays pas si loin du notre, n’est jamais bien loin. Les porte-monnaie vides finissent par ne plus se contenter des contes de fées ou plutôt, l’adverbe encore, par s’apercevoir que de lui on se moque…
Plutôt ? Mais pourquoi plutôt ? Et bien, parce que Pluto, le chien, lui, il est resté chez lui, à Disney !



| | | | | |
|